Le Fonds stratégique d’investissement donne de l’air à Assystem
Le Fonds stratégique d’investissement (FSI) va se faire plus discret dans Assytem. La filiale de la Caisse des dépôts a conclu un accord de principe avec la société d’ingénierie portant sur un désengagement partiel. Elle va ramener sa participation, héritée de la CDC qui l’avait elle-même rachetée à Areva, de 13,73% à 5,58% du capital et de 22,75% à 5,73% des droits de vote. Le fonds CDC Entreprises Valeurs Moyennes (CDC EVM) conservera en revanche sa participation de 2,5%.
Pour mener à bien cette opération, Assystem compte annuler sa participation détenue en auto-contrôle (8,28% à fin 2012). Et le groupe proposera lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires prévue le 22 mai d’approuver un programme de rachat d’actions destiné à la reprise du bloc de 1,77 millions de titres entre les mains du FSI. L’accord annoncé hier serait alors mis en œuvre dans un délai de 3 mois. «Le rachat du bloc s’effectuerait, conformément à la réglementation, à un prix inférieur ou égal au cours de bourse au jour de la réalisation de la transaction (...)», souligne Assystem. A fin 2012, le groupe affichait une trésorerie nette de l’endettement de 17 millions d’euros.
Le président-fondateur et premier actionnaire d’Assystem, Dominique Louis, n’avait pas caché son souhait de voir le FSI prendre du champ, sa présence pénalisant l’image d’indépendance du groupe à l’international. Le FSI a ainsi été pointé du doigt lors de l'échec d’une acquisition en Allemagne l’an dernier. Libéré de ce frein, le groupe entend inaugurer «une nouvelle phase de son développement qui passera par l’accélération de son déploiement à l’international sur les grands marchés porteurs de l'énergie - nucléaire, pétrole et gaz en particulier - et de l’aéronautique», selon un communiqué.
L’ex-Assystembrime a les moyens de ses ambitions. Le groupe dispose d’une ligne de crédit moyen terme amortissable de 100 millions d’euros et d’une ligne de crédit renouvelable de 120 millions d’euros, toutes les deux non tirées. Il a également émis une Ornane en juillet 2011 pour un montant de 92 millions d’euros. La société estime donc que cette recomposition de son capital n’obère pas sa capacité de développement.
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