Le fabricant de compteurs Elster tombe dans l’escarcelle du fonds Melrose
Après plusieurs semaines de discussions, le fabricant de compteurs d’énergie Elster a annoncé avoir accepté l’offre de rachat du fonds britannique Melrose pour 2,3 milliards de dollars (1,81 milliard d’euros) en numéraire. Coté au New York Stock Exchange, le groupe allemand emploie 7.500 personnes dans une quarantaine de pays. Avec une part de marché de 29%, il est leader mondial dans les compteurs de gaz qui représentaient l’an dernier 57% d’un chiffre d’affaires consolidé de 1,9 milliard de dollars. Avec l’américain Itron et le suisse Landys+Gyr, il figure également parmi les plus importants fournisseurs de compteurs d’électricité et d’eau.
Ayant choisi la forme d’une société de droit européen, Elster était jusqu’ici contrôlé par le fonds d’investissement CVC Capital Partners, qui l’avait repris à E.ON pour 1,5 milliard de dollars en 2005 avant de l’introduire en Bourse en 2010. L’offre de rachat devrait être lancée par Melrose le 6 juillet au prix de 20,50 dollars par ADS (certificat de dépôt américain), ou 82 dollars par action ordinaire, «ce qui représente une prime de 48,6% par rapport au cours de clôture d’Elster à la date du 11 juin», précise le fonds britannique.
Le prix de 2,8 milliards de dollars en valeur d’entreprise correspond à 9,5 fois l’excédent brut d’exploitation de la cible pour l’exercice 2011. Ce multiple de valorisation est inférieur d’environ 5% à celui de Landis+Gyr lors de son rachat par Toshiba en 2011 pour 2,3 milliards de dollars. Des actionnaires d’Elster représentant 64,2% du capital, au premier rang desquels on trouve Rembrandt, filiale de CVC, se sont déjà engagés à apporter leurs titres à l’offre.
Melrose financera la plus grande partie de cette acquisition par une augmentation de capital de 1,2 milliard de livres (1,48 milliard d’euros) «sous la forme de 2 actions nouvelles pour une ancienne au prix unitaire de 142 pence, soit une décote de 34,7% par rapport au cours théorique de l’action Melrose». Le complément proviendra de l’utilisation partielle d’une nouvelle facilité de crédit de 1,5 milliard de livres à 5 ans souscrite auprès de sept banques internationales. La finalisation de ce rachat, attendue fin août, sera soumise à l’obtention d’au moins 75% du capital par Melrose qui souhaite pouvoir ensuite retirer Elster de la cote américaine.
Plus d'articles du même thème
-
Les grandes banques espagnoles maintiennent le cap malgré la guerre au Moyen-Orient
La vitalité de l'économie du pays et la diversification des modèles soutiennent la trajectoire des principaux acteurs bancaires. -
Le potentiel de progression des marchés actions est désormais très limité
Les indices européens et américains sont attendus en hausse de 2 % à 3 % en six mois et de 6 % à l'horizon d'un an. Les perspectives sont encore plus réduites pour le Nikkei, qui a pris beaucoup d’avance, avec un gain de 18 % depuis le début de l’année. -
Les investisseurs en crédit se montrent prudents mais confiants
Les sociétés de gestion du panel crédit de L’Agefi restent majoritairement dans la neutralité quant à leur exposition au crédit et aux perspectives à un mois. Une douzaine d’entre elles optent toutefois pour la surpondération sur cette classe d’actifs.
ETF à la Une
Schroders lance un ETF actif sur les actions américaines en Europe
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- La Société Générale affiche un résultat net trimestriel de 1,7 milliard d'euros
- Le gendarme de l'assurance suspend le courtier Jacques Pilliot
Contenu de nos partenaires
-
ReprésaillesRetrait de troupes américaines d'Allemagne : pourquoi la menace de Trump n'inquiète pas tant Berlin
Le président américain a affirmé samedi que le nombre serait bien supérieur aux 5 000 soldats évoqués par le Pentagone -
Chair de pouleDans le Pas-de-Calais, un projet d'élevage de poulets label rouge déchaîne les passions
C'est un de nos paradoxes. Quoique la France importe la moitié des poulets qu'elle consomme, les projets d'implantation d'élevages locaux, même de petite taille, se heurtent à des oppositions sociétales farouches -
CashOlivier Faron : « Une hausse raisonnable des frais d’inscription est nécessaire pour tous les étudiants »
Le conseiller du Medef prend position dans le débat ouvert sur le financement de l’enseignement supérieur public