Le dynamisme des fusions-acquisitions dans la santé se confirme en 2010
Les opérations de fusions et acquisitions (M&A) dans le secteur de la santé sont restées dynamiques depuis le début de cette année. Si elles sont en repli de 42% par rapport au niveau exceptionnel atteint l’an dernier à la même époque, les transactions annoncées au cours des dix premières semaines de 2010 «ont représenté 74,7 milliards de dollars, soit 13,2% du volume de transactions tous secteurs confondus», selon les chiffres de Dealogic.
Les opérations comprises entre 1 et 10 milliards de dollars ont notamment totalisé 23 milliards, soit un niveau quatre fois plus important qu’il ne l’était sur la période équivalente de 2009. Il est à noter que l’acquisition pour près de 5 milliards de dollars du fabricant de médicaments génériques Ratiopharm par l’israélien Teva Pharmaceutical, annoncée hier, n’a pas été prise en compte par Dealogic.
Cette évolution récente confirme une tendance déjà visible en 2009, la pharmacie ayant été l’an dernier l’un des rares secteurs à progresser en matière de fusions et acquisitions. Confrontés à des difficultés croissantes en termes de croissance organique, les groupes pharmaceutiques ont en effet la chance, contrairement à d’autres entreprises, de posséder d’importants matelas de liquidités qui autorisent la mise en œuvre de cette «course à la taille». Celle-ci leur permet de résister à la tendance baissière du prix des médicaments, alors que leurs frais de R&D ne cessent d’augmenter.
Goldman Sachs figure en tête du classement des banques conseils depuis début 2009 avec des opérations totalisant 48,4 milliards de dollars; elle est suivie par Credit Suisse avec 37,1 milliards et Citigroup avec 31,6 milliards.
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