Le dividende de GDF Suez semble plus sûr que celui de l’allemand RWE
La division par deux du dividende annoncé par RWE pour l’exercice 2013 n’a pas amélioré l’image du secteur des groupes d’électricité européens. L’indice Stoxx 600 Utilities a plié de 0,5% vendredi, ramenant à 4% sa progression depuis le début de l’année, loin derrière la hausse de 12% de l’indice global Stoxx 600. Même si l’annonce de RWE n’a pas surpris, en raison de la nécessité du groupe allemand à réduire sa dette et à faire face à la dégradation de la situation en Europe, elle a renforcé les inquiétudes sur la capacité des «utilities» européens à couvrir financièrement leur dividende.
Ces doutes épargnent en revanche EDF et GDF Suez, dont les cours ont progressé vendredi. Le premier bénéficie de ses positions sur le marché régulé français et il est moins exposé que ses confrères au segment des centrales thermiques à gaz, les plus touchées par la concurrence bon marché du charbon. Quant à GDF Suez, l’évolution progressive de son modèle économique ces derniers mois lui donne aujourd’hui plus de souffle financier. Le groupe présidé par Gérard Mestrallet avait payé son dividende 2012 en actions pour financer une partie de l’acquisition d’International Power. «GDF Suez place aujourd’hui la protection du dividende avant ses investissements», estiment les analystes de Credit Suisse.
Jusqu’il y a encore quelques mois, GDF Suez développait, construisait, exploitait et finançait seul ses projets afin de profiter au maximum de leur potentiel de croissance. Aujourd’hui, face à la crise et à la montée de son endettement, le groupe continue de développer, de construire et d’exploiter des infrastructures d’énergies mais les finance avec des partenaires. Selon Credit Suisse, cette stratégie améliore le retour sur capitaux employés, réduit le risque et rend les affaires du groupe plus flexibles. De même, en s’associant avec des partenaires locaux à l’étranger, le groupe peut avoir accès à des financements publics meilleur marché. Enfin, ce mécanisme permet de déconsolider la dette des projets.
Au bout du compte, grâce à cette stratégie, les cash-flows récurrents générés par les actifs actuellement en portefeuille de GDF Suez couvrent largement le dividende et génèrent même un surplus cumulé de 11,8 milliards d’euros pour la période 2013-2017, calculent les analystes de Credit Suisse.
Plus d'articles du même thème
-
La Fed prépare une réunion monétaire incertaine
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise. -
Les incendies en Gironde illustrent l’écart entre pertes réelles et pertes assurées
Si les risques pour les particuliers ont concentré l’attention, les effets des incendies sur le tissu économique et touristique risquent d’être aussi lourds que durables pour la région. Les pertes réelles devraient largement dépasser les pertes assurées. -
LVMH renoue avec la croissance dans la mode et la maroquinerie
Les ventes de la principale division du géant du luxe ont retrouvé le chemin de la croissance organique au deuxième trimestre.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- La BCE suit la boussole des marchés
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
- BNP Paribas tient les promesses faites aux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Dans la courseA 100 jours des midterms américaines, la reconquête démocrate n'est pas gagnée
Porté par l’impopularité de Donald Trump et l’inquiétude autour du pouvoir d’achat, le Parti démocrate fait la course en tête dans les sondages. Mais entre désavantage financier, découpage électoral défavorable et divisions internes, la route vers la majorité au Congrès reste semée d’embûches -
Lance-flammesIncendies : pour Marine Tondelier, les « pyromanes » sont aussi au gouvernement
La leader des Ecologistes a appelé Emmanuel Macron à convoquer une réunion de crise en « format Saint-Denis », avec les chefs de parti et les présidents des groupes parlementaires -
PolycriseMégafeux : branle-bas de combat pour les entreprises
Face à la situation en Gironde, l’urgence économique s’installe, 13 000 entreprises étant coupées du monde et obligées de recourir au système D. L'Etat priorise l'énergie et la question des indemnisations