Le contexte devient plus propice aux augmentations de capital

Les 4 milliards de dollars levés par ArcelorMittal début janvier montrent que le marché est aujourd’hui prêt à absorber ce type d’opération
Olivier Pinaud
Le contexte devient plus propice aux augmentations de capital - Photo : REA
Le contexte devient plus propice aux augmentations de capital - Photo : REA  - 

L’augmentation de capital de 4 milliards de dollars menée tambours battants par ArcelorMittal au début du mois de janvier va peut-être joué le rôle de détonateur. En franchissant le pas, le sidérurgiste, dont le niveau d’endettement lui laissait il est vrai peu d’autre choix, a montré que le marché est à la fois en mesure d’absorber mais aussi d’accueillir favorablement une recapitalisation de cette ampleur.

«Depuis quelques mois, les marchés crédit et action fonctionnent parfaitement en parallèle, ce qui ne s’était plus vu depuis 2007. Pour les émetteurs, la période est extrêmement favorable et elle devrait le rester encore pour plusieurs mois», estime Antoine de Guillenchmidt, responsable du primaire actions pour la France chez Goldman Sachs et qui a dirigé l’opération ArcelorMittal.

Les émetteurs peuvent espérer profiter de la forte demande des investisseurs anglo-saxons et notamment américains qui depuis l’été 2012, ont «réalloué progressivement leurs actifs de l’obligataire vers les actions européennes et plus particulièrement les entreprises cycliques à la valeur plus décotée», explique Michael Maringe, responsable du primaire actions pour la France à la Société Générale.

L’offre d’ArcelorMittal a d’ailleurs été structurée «afin de répondre au très fort intérêt actuel des investisseurs «long-only» anglo-saxons, notamment américains», reconnaît Antoine de Guillenchmidt. «Lancée juste avant l’ouverture des marchés américains avec un processus accéléré», l’opération en dollars a fait ressortir une «décote de placement de seulement 4,4%», se félicite le banquier de Goldman Sachs.

En 2009, le plongeon brutal de l'économie avait poussé de nombreux industriels à reconstituer dans l’urgence leurs fonds propres. Lafarge, Pernod Ricard ou bien encore Danone avaient mis à contribution leurs actionnaires, parfois dans des conditions tendues. «Le passé a souvent montré que les entreprises attendent trop longtemps pour régler leur problème de bilan. Or, dans ce type d’opération, le timing est essentiel pour pouvoir renforcer les fonds propres à un niveau de valorisation correct», plaide actuellement Michael Maringe auprès de ses clients industriels.

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