Le Club Med s’attend à générer un free cash-flow positif sur la durée
Les efforts engagés en matière de montée en gamme et de réduction de coûts soutiennent le redressement de la rentabilité du Club Méditerranée. Le groupe a dégagé sur son exercice annuel clos le 31 octobre un résultat opérationnel courant de 42 millions d’euros pour son activité «villages», en hausse de 16% sur un an. Un chiffre supérieur au consensus des analystes qui tablait sur 38 millions d’euros.
Signe que son repositionnement stratégique porte ses fruits, le Club Med a gagné 11.000 clients sur ses villages 4 et 5 tridents. Ils représentent aujourd’hui 56% de l’ensemble de la clientèle du groupe. Avec un chiffre d’affaires de 1,33 milliard d’euros (-3,4%), la marge opérationnelle «villages» ressort à 3,1%, soit un gain de 40 points de base. Compte tenu de frais financiers et d’une charge fiscale, la perte nette ressort à 14 millions d’euros contre 53 millions l’an dernier.
Au-delà de ce retour à meilleure fortune opérationnelle, l’amélioration de la trésorerie du groupe a été saluée par les analystes. Pour la première fois en dix ans, le groupe dirigé par Henri Giscard d’Estaing publie un free cash flow positif (FCF), avant cession. Avec une variation favorable du BFR et des dépenses d’investissement qui restent sous pression, le FCF s’élève à 23 millions d’euros sur la période, contre un flux négatif de 61 millions en 2009.
Lors d’un point presse téléphonique, le directeur financier Michel Wolfovski a indiqué qu'«avoir un free cash flow positif (avait) vocation à devenir récurrent». Aurel BGC note une diminution de la dette nette de 18% à 197 millions d’euros, qui «représente un gearing très raisonnable de 39%».
La visibilité semble dégagée. Au 4 décembre, les réservations pour la saison d’hiver s’inscrivaient en hausse de 14,7%, portées par la zone Europe. Sur les huit dernières semaines, la progression s’établit à 7,9% «mais la base de comparaison devenait nettement moins favorable», relève Oddo.
A horizon 2012, la direction a confirmé un objectif de marge d’Ebitda «villages» proche de 10%, contre 8% sur l’exercice écoulé. A plus long terme, la Chine doit devenir le deuxième marché du groupe avec l’ouverture de cinq villages. L’entrée au capital en juin du conglomérat Fosun, doublée d’un partenariat stratégique, doit largement contribuer à cet effort.
Plus d'articles du même thème
-
Continental parachève son recentrage sur les pneumatiques
L’équipementier automobile allemand a signé un accord avec Lone Star en vue de lui céder sa filiale ContiTech pour un montant plancher de 4 milliards d’euros. -
EasyJet accepte de se faire racheter par Castlelake
La compagnie avait rejeté l’offre du fonds d’investissement à quatre reprises. La dernière proposition, à 5,5 milliards de livres, a finalement été acceptée. -
Les économistes tentent de faire bouger les lignes des banques centrales
Le Forum de Sintra 2026 était organisé de manière à ne pas trop aborder les évolutions des politiques monétaires. Malgré cette volonté de la Banque centrale européenne (BCE) de rester discrète sur ce sujet, les débats en coulisses sont régulièrement revenus dessus.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les actions coréennes approchent du bear market
Contenu de nos partenaires
-
Je t'aime, moi non plusProcès Le Pen : Entre juges et politiques, un divorce déjà consommé
Les magistrats de la Cour d’appel de Paris sont sous forte pression tant leur décision changera le cours de l’élection présidentielle. Fragilisée par le scandale Lyhanna, la justice risque d'être sous le feu des critiques jusqu'en 2027 -
L'envie d'avoir envie« Le combat d’un père » : Edouard Philippe se lâche et se lance
Le candidat Horizons à la présidentielle promet des « efforts partagés » pour préparer « la France de nos enfants » -
EditoLe pied-de-nez de l’Iran à l’Amérique
Embourbé dans un conflit dont il ne voit pas l’issue, Donald Trump est là où il ne voulait pas être. Tout l’inverse de l'Iran, qui est là où l’Amérique, ne voulait pas qu’elle soit : conforté dans un rôle d’acteur régional incontournable