Le chinois Cnooc aura besoin de Nexen pour stimuler sa production d’hydrocarbures
Premier producteur d’hydrocarbures chinois, Cnooc a souffert plus que prévu du recul de 4,6% de sa production au premier semestre, à 160,9 millions de barils équivalent pétrole (bep). La raison principale de cette baisse tient à la fermeture d’un champ pétrolier offshore (Penglai 19-3) dans le nord-ouest du pays à la suite de la détection d’une fuite voici près d’un an. Des opérations de maintenance et la cession d’actifs en Indonésie ont également contribué au repli de 5% à 118,3 milliards de yuans (14,9 milliards d’euros) du chiffre d’affaires. La chute de 19% du bénéfice net à 31,9 milliards de yuans, contre un consensus Bloomberg à 35,1 milliards, a été accentuée par «la hausse des coûts d’exploration et des taxes à la production».
Afin de «maintenir la flexibilité financière nécessaire à la croissance à long terme du groupe», le conseil d’administration a décidé de réduire de 40%, à 15 dollars de Hong Kong par action, le dividende intérimaire payé en octobre prochain. Si le pétrolier chinois, peu endetté, dispose de la trésorerie nécessaire pour racheter en numéraire le canadien Nexen pour 15,1 milliards de dollars, il n’exclut pas de recourir à un financement externe «dans un souci de diversification», précise le directeur général Li Fanrong.
Cette opération fait l’objet d’une enquête ouverte fin juillet suite à des soupçons de délit d’initiés par le gendarme boursier américain (SEC), avec lequel Cnooc déclare «coopérer». En augmentant sa production d’hydrocarbures de 20% par jour, ce rachat compenserait largement la baisse des volumes découlant de la fermeture de Penglai 19-3. Cette baisse prive le groupe d’environ 7% de la production de 330 à 340 millions de bep toujours visée pour 2012, quand bien même il ne donne aucun calendrier pour la reprise de l’exploitation de Penglai 19-3.
Malgré «les pressions à la baisse qui devraient continuer à affecter la croissance de l’économie mondiale», le groupe fonde son optimisme relatif sur «quatre nouveaux projets offshore en Chine dont la mise en production est attendue en 2012». Simon Powell, analyste responsable du secteur pétrolier chez CLSA à Hong Kong, est plus réservé en estimant que «la faible croissance de la production et le repli des cours du brut n’aideront pas à faire progresser les bénéfices de Cnooc».
Plus d'articles du même thème
-
Abivax simplifie son bilan et grimpe en Bourse
La biotech française débourse 90 millions de dollars pour racheter des certificats de royalties émis en 2022, dont la moitié sera réglée en actions. L'opération simplifie la structure capitalistique de l'entreprise et faisait progresser son titre mardi. -
AB InBev offre sa tournée avec le retour à la croissance de ses volumes
Le premier brasseur mondial bondit en Bourse de plus de 6 % avec la première hausse de ses volumes de vente depuis 2023. -
UniCredit dévoile des résultats solides et lance son offre sur Commerzbank
La banque italienne a dévoilé des profits trimestriels supérieurs aux attentes. L'offre de rachat sur sa concurrente allemande débute également ce mardi mais le directeur général, Andrea Orcel, ne s'attend pas à prendre le contrôle de sa cible.
ETF à la Une
BlackRock émet un nouvel ETF actif dédié à la dette des marchés émergents
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- La Société Générale affiche un résultat net trimestriel de 1,7 milliard d'euros
Contenu de nos partenaires
-
Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : les 70 propositions chocs du rapport Alloncle
Le rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public formule 70 recommandations pour réformer le secteur en profondeur, entre économies massives, exigences accrues de neutralité, fusions de chaînes et encadrement du recours aux producteurs extérieurs -
La Russie et l'Ukraine annoncent un cessez-le-feu à des dates différentes
Kiev - La Russie a annoncé lundi un cessez-le-feu unilatéral avec l’Ukraine les 8 et 9 mai pour les commémorations de la victoire de la Seconde Guerre mondiale, et a menacé de lancer une «frappe massive de missiles» sur Kiev si l’Ukraine le violait. L’Ukraine a répondu en déclarant sa propre trêve les 5 et 6 mai, estimant qu’il n'était «pas sérieux» de s’attendre à ce qu’elle observe un cessez-le-feu à l’occasion d’un jour férié militaire russe. Ces annonces interviennent à un moment où les Etats-Unis recentrent leur attention sur le conflit au Moyen-Orient après leurs efforts déployés pour mettre fin à la guerre en Ukraine, provoquée par l’invasion russe à grande échelle du pays en 2022. «Conformément à une décision du Commandant suprême des forces armées de la Fédération de Russie, (le président) Vladimir Poutine, un cessez-le-feu a été décrété du 8 au 9 mai 2026", a indiqué le ministère dans un message publié sur MAX, une application de messagerie soutenue par l’Etat. «Si le régime de Kiev tente de mettre en oeuvre ses plans criminels visant à perturber les célébrations du 81e anniversaire de la Victoire lors de la Grande Guerre patriotique, les forces armées russes lanceront une frappe massive de missiles de représailles sur le centre de Kiev», a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué diffusé également sur MAX. «Nous avertissons la population civile de Kiev et les employés des missions diplomatiques étrangères de la nécessité de quitter la ville sans délai», a-t-il ajouté sans autre explication. La Russie commémore chaque année la Journée de la Victoire soviétique contre l’Allemagne nazie en 1945 en organisant un vaste défilé militaire sur la place Rouge à Moscou. De son côté, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré lundi qu’il n'était «pas sérieux» d’instaurer un cessez-le-feu pour permettre à la Russie de célébrer cette journée, et que Moscou craignait que les drones ukrainiens ne «bourdonnent au-dessus de la place Rouge». «A ce jour, il n’y a eu aucune demande officielle adressée à l’Ukraine concernant les modalités d’une cessation des hostilités dont il est question sur les réseaux sociaux russes», a indiqué M. Zelensky dans un message publié sur la plateforme X. «A cet égard, nous annonçons un régime de cessez-le-feu à partir de 00H00 dans la nuit du 5 au 6 mai», a-t-il ajouté. Le président ukrainien a ensuite atterri à Bahreïn pour des discussions sur la «coopération en matière de sécurité» avec ce pays du Golfe, a indiqué à l’AFP une source au sein de la délégation ukrainienne. Attaques meurtrières Lundi, une frappe de missile russe a coûté la vie à sept civils dans la ville de Merefa, située près de Kharkiv dans l’est de l’Ukraine, et une attaque de drone a provoqué la mort d’un couple dans une localité du sud, selon les autorités ukrainiennes. Un journaliste de l’AFP a vu à Merefa des corps étendus dans la rue, recouverts de couvertures et de draps blancs ainsi que des magasins et maisons éventrés et des voitures endommagées. Une femme, dont un proche a été tué dans une voiture, caressait son corps à travers la vitre du véhicule, tête baissée. Selon des informations préliminaires, l’attaque a été menée à l’aide d’un missile balistique de type Iskander, a précisé le parquet régional. L’Ukraine se bat depuis plus de quatre ans contre l’invasion russe à grande échelle et la région de Kharkiv, frontalière de la Russie, est très régulièrement visée par des attaques russes. Une partie importante de ce territoire avait été occupée par l’armée russe au début de la guerre, puis largement reprise par les forces ukrainiennes. La zone contrôlée par les Russes en Ukraine a diminué de quelque 120 km2 en avril, ce qui n'était plus arrivé depuis la contre-offensive ukrainienne de l'été 2023, selon l’analyse par l’AFP des données de l’Institut pour l'étude de la guerre (ISW). L’invasion russe de l’Ukraine, conflit le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des centaines de milliers de morts des deux côtés. Victoria LUKOVENKO © Agence France-Presse -
Guerre au Moyen-Orient : la trêve fragile entre les Etats-Unis et l’Iran mise à l’épreuve après des tirs dans le détroit d’Ormuz
Des échanges de tirs entre forces américaines et iraniennes dans le détroit d’Ormuz fragilisent la trêve en vigueur depuis un mois. Donald Trump refuse de confirmer si le cessez-le-feu tient encore, tandis que les marchés pétroliers s’inquiètent d’une escalade.