Le calendrier se resserre pour la levée de fonds d’Areva
Areva parviendra-t-il à boucler sa levée de fonds avant la fin décembre? La question a pris de plus en plus de corps ces derniers jours alors que plusieurs rumeurs font part d’un décalage à l’an prochain. «L’objectif est toujours de trouver un accord avant la fin de l’année», rappelait hier une source proche de Bercy évoquant une poursuite des discussions avec des investisseurs. Un discours qui n’est pas totalement de nature à rassurer car contrairement aux précédents il met désormais l’accent sur un objectif et non plus sur un engagement ferme à réaliser l’opération d’ici la fin du mois prochain.
Avant cela, le conseil de surveillance devra déjà examiner les offres éventuelles faites par les partenaires intéressés. Jusqu’ici la date de ce 23 novembre a été maintes fois avancée. Or, bien que la réunion prévue demain avec les représentants du personnel soit pour l’instant maintenue, le conseil programmé ce jour a été reporté, selon une source proche du dossier. Aucune nouvelle date n’a été précisée et Areva ne fait aucun commentaire.
Si les motifs n’ont pas non plus été détaillés, c’est toujours le périmètre de l’opération qui fait débat. Sans en faire une condition impérative à son entrée chez Areva, le Qatar serait en effet désireux de pouvoir y associer un ticket au sein du pôle minier. Et, de sources concordantes, l’idée d’une ouverture de ce pôle est bien revenue sur le devant de la scène ces derniers jours. De quoi compliquer des discussions qui doivent aussi intégrer l’opposition d’EDF à l’entrée de Mitsubishi Heavy Industries chez Areva.
Le calendrier semble en tout cas de plus en plus étroit. Pour mener l’opération en 2010, il faudrait que l’assemblée générale se tienne vers la mi-décembre. Or, selon les dispositions du Code de Commerce, une société doit respecter un délai minimal de 15 jours entre l’envoi des convocations et la tenue de l’assemblée.
Autrement dit, «sans accord dans la semaine qui vient, l’opération sera compromise», explique une source au fait du dossier. Si tel est le cas, Areva devra alors patienter jusqu’à l’an prochain, c’est-à-dire au printemps afin que les différentes parties puissent discuter sur la base des comptes 2010. Les investisseurs risquent de s’impatienter mais ils pourraient aussi en retirer un avantage dans la mesure où on en saura alors probablement un peu plus sur le rôle d’EDF dans le schéma.
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