LBO France envisage de nouveau la vente de ses cliniques
Hausse des coûts, baisse des tarifs et structure de dette trop élevée. Les fonds de private equity à la tête des principaux groupes de cliniques privées français s’interrogent depuis plusieurs mois sur l’avenir de leurs participations. Déjà en contact en 2010 avec Vitalia, LBO France a ainsi réengagé ces derniers mois des discussions en vue de céder Médi-Partenaires, dont il détient 37,98% du capital, a appris L’Agefi de plusieurs sources. LBO France est conseillé par Rothschild.
Des contacts ont notamment été pris avec le groupe Vedici, numéro cinq du secteur, détenu par 3i. Les autres actionnaires de Médi-Partenaires sont le management (16,16%), Equistone Partners (11,92%) et Santé & Loisirs (33,94%). Ce dernier holding est contrôlé par le co-fondateur du groupe, Frédéric Dubois, qui a quitté la direction de la société en janvier 2013 dans des conditions conflictuelles à en croire la note d’opération de la récente émission obligataire de Médi-Partenaires. Il a été remplacé par Guy Latourrette. S’il n’exclut pas une possible sortie dans les 12 prochains mois, LBO France, entré au capital en 2007, assure qu'«à ce stade aucun processus de vente n’a été engagé».
Constitué à coups d’acquisitions, Médi-Partenaires en est à son quatrième LBO depuis 1997. Numéro quatre français du secteur des cliniques, le groupe a dégagé en 2012 un chiffre d’affaires de 525,3 millions d’euros, en hausse de 5,6%, mais son excédent brut d’exploitation (Ebitda) a baissé de 15% à 71 millions d’euros. En face, sa dette nette s’élevait au 31 mars 2013 à 365 millions d’euros, soit environ 5 fois son Ebitda. La cession des murs de cliniques ces dernières années a permis de diviser par deux le ratio de leverage par rapport à celui au moment de la reprise de Médi-Partenaires par LBO France en 2007. Mais il se révèle encore trop élevé dans le contexte actuel.
Face à ces niveaux, et afin d’alléger ses charges financières, Médi-Partenaires vient ainsi d’émettre 385 millions d’euros d’obligations high yield afin de rembourser en majorité les titres de dette mezzanine, à hauteur de 236 millions d’euros, ainsi que 70 millions de dette senior et 60 millions d’obligations convertibles. Portable, cette nouvelle structure de dette pourrait faciliter un changement de contrôle de Médi-Partenaires, le repreneur n’ayant plus qu’à financer la partie en fonds propres.
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