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L'avenir financier de Louis-Dreyfus suscite de plus en plus d'interrogations
L’avenir financier de Louis-Dreyfus suscite de plus en plus d’interrogations
Une mise en Bourse s'éloigne. Une fusion avec Glencore permettrait de régler la question de la succession au sein de la fondation familiale
Publié le
Olivier Pinaud
Extrêmement secret, et non coté, le groupe familial Louis-Dreyfus n’a jamais suscité autant d’interrogations depuis le décès en juillet 2009 de son emblématique patron Robert Louis-Dreyfus. L’envolée du cours des matières premières agricoles depuis quelques mois a en effet fait du premier négociant mondial de riz ou de coton un dossier incontournable. Rien qu’avec sa branche commodities, la plus importante devant l’énergie ou l’immobilier, le groupe dégage, selon des données non officielles, plus de 26 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Une taille qui le valorise, au regard des multiples de plusieurs courtiers concurrents déjà cotés, comme Olam ou Wilmar, au-delà des 30 milliards d’euros.
Or, en organisant sa succession, Robert Louis-Dreyfus a accordé aux actionnaires minoritaires du groupe une option pour vendre à partir de 2012 leur participation de 41% à la fondation familiale Akira. A charge pour celle-ci de trouver les milliards nécessaires pour financer cette opération. L’été dernier, le groupe Louis Dreyfus a ainsi rencontré des banques pour étudier une possible introduction en Bourse de la branche matières premières.
Sur un secteur extrêmement porteur, le dossier avait de quoi séduire les investisseurs. D’autant qu’il était soutenu par Jacques Veyrat, le président du holding de tête du groupe, qui jouit depuis l’introduction réussie de l’opérateur Neuf Cegetel d’une excellente réputation sur le marché. Mais l’idée de l’introduction en Bourse semble aujourd’hui abandonnée, ont indiqué à L’Agefi deux sources bancaires. La possible mise à l’écart de Jacques Veyrat de la tête du groupe, comme l’indiquaient hier Les Echos, renforce l’hypothèse. Margarita Louis-Dreyfus, la veuve de Robert Louis-Dreyfus, qui prendrait la tête du holding n’a en effet jamais été très favorable à une introduction en Bourse.
Pour faire remonter les fonds nécessaires, Louis-Dreyfus pourrait s’adosser à un partenaire industriel. Hier, le singapourien Olam a toutefois annoncé avoir mis fin aux discussions en vue d’un rapprochement. Une opération avec le suisse Glencore reste en revanche possible. «LD Commodities serait un très bel actif pour Glencore. De plus, à terme, grâce à la mise en Bourse prévue de ce dernier, les actionnaires familiaux du groupe Louis-Dreyfus pourraient se retrouver avec des actions cotées et donc plus facilement monétisables», décrypte un banquier. Le groupe n’a pas répondu aux demandes de contact de L’Agefi.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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