L’augmentation de capital de Peugeot a été entièrement souscrite
Le résultat officiel ne sera connu que mardi prochain mais l’augmentation de capital d’un milliard d’euros de Peugeot a été intégralement placée, selon des sources de marché. «L’opération a été largement sursouscrite. Mais ce qui importe dans ce type de levée de fonds avec droit préférentiel de souscription (DPS) c’est que l’intégralité des DPS soit exercée», souffle l’un des banquiers en charge de l’opération. La participation à l’opération de la famille Peugeot et de General Motors, à hauteur de 31%, a pu rassurer les investisseurs. A l’issue de l’augmentation de capital, GM détiendra 7% du capital derrière les 26% de la famille Peugeot.
Pendant la période de souscription, le cours de l’action Peugeot s’est bien comporté, avec sept hausses en dix séances de Bourse et un gain de 13,62%. De même, le DPS a bondi de 33% depuis son détachement. Des rebonds qui doivent beaucoup à des rachats de positions vendeuses alors que «l’annonce de l’alliance avec GM a pu prendre à revers la stratégie des investisseurs qui vendaient le titre depuis des mois compte tenu de la dégradation de la situation de Peugeot», explique un banquier. Or, pour reconstituer leur position, ces vendeurs devaient à la fois racheter l’action et le DPS.
La très grande majorité des DPS ayant été exercée mercredi, pour leur dernier jour de cotation, les informations seront remontées d’ici à ce soir auprès de Société Générale Securities Services (SGSS). Selon un banquier, la majeure partie des souscripteurs vient d’Europe, et plus particulièrement d’actionnaires déjà présents au capital de Peugeot. Ces derniers ont profité de la décote de 32% sur le cours de Bourse pour réduire leur prix de revient sur la valeur, après avoir essuyé une chute de 57% du titre en 2011.
En revanche, peu d’investisseurs américains auraient participé à l’opération car «ils préfèrent semble-t-il attendre la mise en place des premiers projets communs entre Peugeot et GM pour s’investir sur le dossier», explique une source. Hier, les deux constructeurs ont mis en place le comité de pilotage de leur alliance. Composé de cinq dirigeants de chaque groupe, il aura un pouvoir de contrôle administratif stratégique sur les activités de l’alliance. Les travaux démarreront avant la fin de l’année et se matérialiseront en 2016 avec le premier véhicule issu d’une architecture technique développée en commun.
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