L’augmentation de capital d’Areva est sur le point d'être lancée
Ce n’est plus qu’une question d’heures. Après plusieurs reports, l’augmentation de capital d’Areva est sur le point d’être lancée. Les discussions se sont poursuivies hier entre l’Etat, premier actionnaire du groupe de nucléaire, et la Kuwait Investment Authority, le fonds souverain du Koweit, seul investisseur encore en course. Un conseil de surveillance doit se tenir aujourd’hui afin d’entériner le projet, ce qui permettra de réunir l’assemblée générale extraordinaire avant Noël, sachant qu’un délai légal de quinze jours est nécessaire entre la convocation et la tenue de l’AG.
Cette opération doit permettre de lever entre 500 millions et 750 millions d’euros auprès de la Kuwait Investment Authority, pour 5% à 6% du capital. L’Etat français devrait engager 250 millions d’euros supplémentaires via le Fonds d’investissement stratégique. Ces montants seront insuffisants pour couvrir le plan d’investissement à 2012 du groupe. Cheuvreux estiment les besoins résiduels entre 1,5 et 2 milliards d’euros. D’où la nécessité de réaliser un second tour de table en 2011 avec d’autres partenaires, financiers ou industriels, comme EDF et Alstom.
«Areva n’a pas de problèmes de liquidité mais il a besoin de réduire son endettement (5,4 milliards d’euros à fin juin) pour conserver sa note de crédit BBB+, un facteur de différenciation essentiel pour les clients qui décident de signer des contrats à long terme avec le groupe», expliquent les analystes de la Société Générale, encore plus avec les 2,7 milliards d’euros de provisions engendrées par le chantier de la centrale nucléaire EPR en Finlande. Dans ce contexte, et pour des raisons politiques, la réalisation de cette première levée de fonds avant la fin de l’année était prioritaire pour l’Etat. Areva vient ainsi de faire signer par l’Inde un précontrat pour construire dans le pays deux centrales nucléaires EPR.
Par ailleurs, Areva profitera de cette augmentation de capital pour reconstituer en actions ordinaires les certificats d’investissement cotés à la Bourse de Paris via la cession aux porteurs, à titre gratuit, des certificats de droits de vote correspondants. Les certificats d’investissement représentent actuellement 4,03% du capital mais leur poids sera dilué mécaniquement par l’augmentation de capital. La restitution des droits de vote permettra de compenser cet effet.
Plus d'articles du même thème
-
Les gestions reviennent avec confiance vers les actions
Les actions pèsent de nouveau la moitié du portefeuille du Panel Allocation. Ce regain s'opère au détriment de l’obligataire et du cash. -
Les gérants crédit continuent de miser sur le portage
Le Panel Crédit de L’Agefi reste prudent, compte tenu du niveau serré des spreads mais continue de jouer la classe d’actifs pour son rendement, soutenu par la hausse des taux. -
La Banque du Japon cherche le bon dosage de ses outils de politique monétaire
Pressée de remonter son taux directeur à cause du retour de l’inflation, la banque centrale japonaise pourrait modérer le rythme de ses rachats d’obligations pour en atténuer les effets.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
Présidentielle 2027 : pour son premier meeting, Gabriel Attal promet « la force d’agir »
Devant près de 5 000 personnes, samedi 30 mai au Parc des Expositions, à Paris, l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron a évoqué la géopolitique, l’éducation ou encore l’IA. S’il souhaite percer dans cette campagne, il refuse d’appeler « adversaires » ses rivaux du socle commun, dont Edouard Philippe et Bruno Retailleau -
Edgar Morin, sociologue et philosophe de renom, est mort à l’âge de 104 ans
Figure médiatique, le philosophe Edgar Morin appartenait à une gauche moderne. Mort à 104 ans, vendredi 29 mai, il était considéré comme le dernier grand intellectuel français -
Frédéric Rose, ex-préfet des Yvelines, sera le nouveau directeur de cabinet d’Emmanuel Macron
Agé de 52 ans, Frédéric Rose va ainsi succéder à Georges-François Leclerc, en poste depuis octobre 2025 et qui a été nommé mercredi préfet d’Ile-de-France