L’Asie dynamise les ambitions de croissance de Pernod Ricard
Les ventes de Pernod Ricard ont pulvérisé les prévisions des analystes. Le groupe de spiritueux a en effet publié jeudi un chiffre d’affaires sur le premier trimestre allant de juillet à septembre en progression de 14% (de 10% en croissance organique) à 1,88 milliard d’euros. Si l’effet devises a contribué à hauteur de 7% à la croissance des ventes, elles ressortent néanmoins très largement supérieures aux attentes du consensus de 1,8 milliard. Avec 25% de croissance organique, contre 8% prévu par le consensus des économistes interrogés par Reuters, la zone Asie est le principal moteur de la performance du groupe français. CM-CIC précise en outre que «Pernod Ricard accélère sa pénétration en Asie et gagne des parts de marché à la fois face aux marques locales et aux acteurs spiritueux occidentaux».
«Le chiffre d’affaires de la zone Europe reste encore en berne en dehors de la France qui continue d’afficher de bonnes performances» ajoute CM-CIC. En effet, la France, avec des ventes en hausse de 5% en organique, continue d’être le seul pilier de la croissance de l’Europe qui a enregistré des ventes en hausse organique limitée à 2%. Si l’évolution de l’activité dans le pôle Amériques est décevant avec une croissance de seulement 2% (contre 17% pour l’ensemble du groupe) pour les 14 grandes marques du groupe qui représentent 60% du chiffre d’affaires global, «le discours de la direction s’infléchit et devient plus positif augurant une amélioration du chiffre d’affaires dans cette zone au cours des trimestres à venir» souligne CM-CIC.
Fort de ces bonnes performances, Pierre Pringuet, le directeur général du groupe, indique que «nous nous fixons un objectif de croissance interne du résultat opérationnel courant sur l’exercice en cours proche de 6%». Concernant le désendettement du groupe, Pierre Pringuet indique par ailleurs viser «un ratio dette nette/Ebitda proche de 4 pour la clôture au 30 juin 2012». Le groupe avait indiqué dans un entretien accordé à L’Agefi par Gilles Bogaert, directeur général adjoint finances, viser «un ratio entre 3 et 4 à moyen terme». D’autres éléments plus précis devraient être donnés lors de l’assemblée générale du groupe qui se tiendra le 10 novembre prochain.
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