L’Amérique reprend la main sur le top 10 des capitalisations mondiales
Les deux semaines de crise sur les places financières mondiales ont laissé des traces. Depuis le début du mois d’août, la capitalisation boursière mondiale s’est effondrée de 6.000 milliards de dollars. Elle était de 53.500 milliards fin juillet. Vendredi, elle était revenue à 47.900 milliards, soit une chute d’un peu moins de 10%. La capitalisation mondiale retombe ainsi à ses niveaux de fin septembre 2010.
Le plongeon ressemble à celui vécu par les marchés mi-2008, avant la faillite de Lehman Brothers. A l’ouverture de l’été 2008, la capitalisation mondiale évoluait autour de 50.000 milliards de dollars. En septembre, elle n’était plus que de 40.000 milliards. Avant de sombrer sous les 30.000 milliards à l’automne, après la chute de la banque américaine.
En revanche, mis à part le mano a mano entre Apple et Exxon Mobil pour la première place mondiale, les tumultes de la première moitié du mois d’août ont peu modifié le classement mondial des dix premières capitalisations. La reprise du pouvoir par les groupes américains avait été entamée dès le début de l’année. Les indices boursiers de la zone Asie ont en effet, dans l’ensemble, plus fortement corrigé cette année que la Bourse de New York. A Hong-Kong, le Hang Seng a chuté de 15% depuis le 1er janvier quand le S&P 500 ne perdait que 6,7%. Fin 2010, le top 10 comptait seulement trois groupes américains (Exxon Mobil, Apple et Microsoft). Ils sont aujourd’hui cinq. Dans le même temps, China Construction Bank a disparu du classement, tout comme le brésilien Petrobras, autre représentant des pays émergents fin 2010.
Enfin, et ce n’est pas une surprise compte tenu de l’évolution des cours du pétrole au premier semestre, les majors restent les plus représentées avec toujours quatre membres, Chevron ayant pris la place de Petrobras.
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