L’amélioration du BFR s’accentue pour les grandes entreprises européennes
Après les modestes progrès enregistrés en 2013, les efforts fournis par les grandes entreprises européennes dans la gestion de leurs besoins en fond de roulement (BFR) ont été davantage payés de retour l’an dernier, montre la dix-septième édition de l’étude du cabinet REL (groupe Hackett), publiée en exclusivité par L’Agefi.
Prenant en compte les 1.000 premiers groupes européens cotés en Bourse, à l’exclusion du secteur financier, l’étude fait ressortir une diminution de 5,6% de leur BFR à 34,9 jours de chiffres d’affaires, contre un niveau de 37 jours l’année précédente en données pro forma.
Certains secteurs se sont particulièrement distingués sur l’exercice écoulé, comme les infrastructures de transport qui affichent un BFR négatif pour la première fois depuis 2010, ou celui des hydrocarbures «qui a tiré parti d’une réduction stratégique du niveau des stocks décidée par les principaux acteurs», relève l’étude. A contrario, les compagnies aériennes, les produits ménagers et les services informatiques ont enregistré une nette dégradation de leur BFR, en raison notamment d’un recouvrement moins rapide des créances clients.
Concernant la France, le BFR des 102 entreprises analysées s’est globalement amélioré de 5,4%, une performance similaire à celle de l’échantillon européen. Alors que les créances clients sont restées stables, la rotation des stocks s’est accélérée et les délais de paiement aux fournisseurs se sont légèrement allongés. En outre, 60% des dix plus grands groupes français par le chiffre d’affaires (cf. tableau ci-dessous) ont réduit leur BFR l’an dernier, dans des proportions très importantes pour PSA Peugeot Citroën, Casino ou Total.
Si la baisse cumulée du BFR des grandes entreprises de la région atteint 18,5% sur les sept dernières années, «seulement 13% d’entre elles sont parvenues à améliorer cet indicateur chaque année depuis 2012», précise l’étude. Depuis 2007, cette performance n’a été atteinte que par quatre groupes (l’anglo-néerlandais Unilever, l’allemand HeidelbergCement, l’italien Luxoticca et le finlandais PKC).
Par rapport aux meilleures pratiques en vigueur dans chaque secteur d’activité, REL a identifié «un gain potentiel supplémentaire de 1.100 milliards d’euros pour l’ensemble des entreprises de l’échantillon». Cette source de gain proviendrait principalement d’une meilleure gestion des créances clients et des dettes fournisseurs.
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