L’AGE de Belvédère n’a pas pu se tenir faute de quorum
Coup de théâtre ! Faute du quorum nécessaire de 25%, l’assemblée générale extraordinaire de Belvédère qui devait se tenir hier soir à Paris a été ajournée. Selon divers témoignages - l’assemblée étant fermée à la presse - le bureau de l’AG, composé d’Equitis Gestion, la fiduciaire créée ad hoc afin de recevoir les titres d’autocontrôle de Belvédère (7,9% du capital), d’Angostura (4,6% du capital selon Belvédère) et présidé par Krzysztof Trylinski, PDG du groupe de spiritueux, qui ne détient pourtant aucune action de Belvédère, a décidé de ramener les droits de vote détenus par Nicolas Miguet, au titre des procurations reçues, de 23,8% selon la déclaration faite à l’AMF à 2,5% au motif que le délai de déclaration de quatre jours n’a pas été respecté.
Nicolas Miguet rétorque que Caceis ne lui a donné le décompte que lundi 11 février et déclare à L’Agefi son intention de «saisir le juge au pénal». Nicolas Miguet est alors sorti de la salle, accompagné de 150 actionnaires, dont deux majeurs, Jacques Rouvroy, ancien PDG de Belvédère, et Alain-Dominique Perrin, ancien administrateur du groupe de spiritueux. Seraient alors restés dans la salle, essentiellement des avocats.
L’administrateur judiciaire, Frédéric Abitbol, aurait alors déclaré que Nicolas Miguet avait signé un contrat d’animation de cours avec Belvédère et avait demandé par lettre en janvier 2011 le paiement de ses frais à hauteur de deux millions d’euros. Le quorum étant compris entre 20 et 25% l’AGE n’a pu se tenir et n’a pas été reconvoquée pour le moment, l’administrateur judiciaire attendant l’audience de vendredi du tribunal de commerce de Dijon. Hier, le site de l’AMF publiait la déclaration d’intention de Nicolas Miguet, proposant le retour de Jacques Rouvroy comme président du conseil d’administration, et surtout une prolongation de six mois de la période d’observation par le tribunal de commerce de Dijon, afin de renégocier la dette du groupe.
Nicolas Miguet propose aussi de céder le pôle vodka aux créanciers FRN contre 100% de ses créances, tandis que les autres créanciers auraient le choix entre 33,50% en cash ou 100% sur dix ans. Les actionnaires se verraient distribuer des BSA à courte échéance, permettant de lever un minimum de 100 millions d’euros.
Belvédère a dévoilé hier soir son chiffre d’affaires 2012, en recul de 1,7% (-1,5% à changes constants), avec une baisse de 5,6% au quatrième trimestre (-9,7% à changes constants).
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