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L’affaire UraMin place la gouvernance d’Areva sur le banc des accusés
L’affaire UraMin place la gouvernance d’Areva sur le banc des accusés
Financièrement désastreuse, cette acquisition révèle au grand jour les carences de direction qui minent le groupe de nucléaire
Publié le
Olivier Pinaud
L’affaire UraMin n’en finit pas d’empoisonner la vie d’Areva. Entendu mardi à huis clos par les députés Marc Goua et Jérôme Cahuzac, chargés d’une mission d’information sur le groupe de nucléaire, Luc Oursel, actuel président du directoire, aurait indiqué, selon l’AFP, qu’une contre-expertise sur la réalité des réserves d’uranium d’UraMin avait été cachée lors du rachat de la jeune société minière. Cette étude n’aurait pas été transmise aux équipes de l’Agence des participations de l’Etat chargées en 2007 d’examiner les projets d’acquisition d’Areva dans les mines d’uranium. Le rachat d’UraMin, pour 1,8 milliard d’euros, n’aurait pas non plus fait l’objet d’un vote formel du directoire d’Areva.
La direction d’Areva a démenti les «propos» rapportés par l’AFP. Selon le procès-verbal de la réunion du 25 avril 2007, l’opération UraMin a bien été examinée par les membres du directoire présents ce jour-là: sa présidente, Anne Lauvergeon, Gérard Arbola et Luc Oursel, membre du directoire depuis le 22 mars 2007. Le dossier a ensuite été transmis au conseil de surveillance d’Areva, présidé par Jean-Cyril Spinetta, qui l’a examiné le 3 mai puis approuvé le 30 mai 2007.
Ce nouvel épisode vient confirmer les carences de gouvernance dont souffre le groupe public. Anne Lauvergeon, évincée de la présidence du directoire d’Areva en juin 2011 après dix années à sa tête, a ainsi récemment rappelé que les dernières décisions majeures prises par le groupe n’avaient pas obtenu le soutien unanime des instances de direction. Ainsi, opposé à cette opération, le directoire d’Areva a refusé fin 2009 de donner un avis sur la cession de T&D à Alstom-Schneider. Le conseil de surveillance, qui représente l’Etat, a dit «oui».
De même, en 2011, le directoire n’a pas soutenu la vente au Fonds stratégique d’investissement (FSI) de la participation au capital de STMicroelectronics. Là encore, rappelle Anne Lauvergeon, le conseil de surveillance a validé l’opération. Quant à la nomination de Luc Oursel, celle-ci n’était pas soutenue par le comité ad hoc présidé par Jean-Cyril Spinetta.
Ces dysfonctionnements ne sont pas sans responsabilité dans la situation financière de la société. Rien que l’affaire UraMin a conduit Areva à essuyer 1,46 milliard d’euros de dépréciations d’actifs. Sans le soutien implicite de l’Etat, le groupe tomberait immédiatement dans la catégorie de crédit spéculative.
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