L’activiste Marcato fait monter la pression sur InterContinental
InterContinental Hotels Group (IHG) peut se préparer à une rentrée animée. Hier, le fonds activiste américain Marcato Capital Management a fait monter d’un cran la pression sur le groupe hôtelier en indiquant avoir mandaté Houlihan Lokey pour l’aider à mener à bien son analyse sur la stratégie du propriétaire des chaînes Holiday Inn ou Crowne Plaza. A la tête de 4% du capital d’IHG, Marcato réclame depuis le printemps dernier la mise en œuvre de mesures censées accroître la valeur du groupe britannique, allant d’une restructuration financière à une cession pure et simple.
En mai, Sky News avait indiqué qu’IHG avait refusé une offre de rachat de la part d’un groupe américain pour plus de 10 milliards de dollars. Le nom de Starwood avait alors circulé. L’opération projetée visait notamment à profiter, comme de nombreux groupes américains l’ont déjà fait, d’une base fiscale plus favorable. Selon Marcato, IHG bénéficie actuellement de conditions favorables pour mener à bien cette revue stratégique. La législation américaine, en cours de réforme, pourrait en effet compliquer prochainement les opérations dites d’«inversion fiscale» et réduire leur attrait.
Pour appuyer et expliquer ses revendications, Marcato souhaite engager un «dialogue direct» avec le conseil et la direction d’IHG, mais aussi avec ses actionnaires et les autres industriels du secteur. Le premier actionnaire du groupe est Blackrock, avec un peu plus de 10% du capital. Marcato a été fondé en 2010 par Mick McGuire, un ancien associé de Pershing Square Capital, le fonds activiste dirigé par Bill Ackman. Il disposerait de plus de 3 milliards de dollars sous gestion.
Jusqu’à présent, la direction d’IHG est restée relativement silencieuse face aux rumeurs et à la pression de Marcato. Dans un entretien, Richard Solomons, le directeur général du groupe, avait indiqué en juin que l’hôtelier avait déjà retourné une «tonne» de valeur à ses actionnaires, en référence à sa capitalisation boursière de plus de 10 milliards de dollars, et avait assuré que le groupe pouvait continuer à se développer sans fusion. La direction risque toutefois d’être contrainte de parler un peu plus aujourd’hui alors qu’elle doit présenter les résultats semestriels.
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