L’action France Télécom frôle les 10 % de rendement
Le cours de l’action France Télécom a touché hier un nouveau plus bas annuel: 14,15 euros. Le titre de l’opérateur en télécoms se rapproche ainsi du seuil symbolique des 14 euros, niveau qui procurerait un rendement de 10%. Les 9,89% offerts au cours d’hier sont de plus d’un point supérieurs à la moyenne du secteur des télécoms. Ils sont également largement plus élevés que les rendements de 7,5% et de 7% offerts par Vivendi et Natixis, les deux autres plus gros pourvoyeurs de rendement du CAC 40.
France Télécom a payé le 15 juin dernier un dividende de 1,4 euro par action, niveau qui semble durable. La direction s’est d’ores et déjà engagée à maintenir le montant du coupon l’an prochain, au titre de l’exercice 2011, et a récemment ouvert la porte à une reconduction au-delà. L’Etat français, qui détient encore 26,97% du capital de France Télécom, directement et indirectement via le Fonds d’investissement stratégique (FSI), est ainsi assuré de percevoir chaque année 1 milliard d’euros de dividendes de l’opérateur.
Pour de nombreux analystes, le montant du dividende, sur lequel le groupe s’est engagé depuis plus d’un an, devait constituer un parachute efficace pour le titre afin de lutter contre la stagnation du chiffre d’affaires et l’érosion attendue des marges. Erreur: le cours a cédé 20% depuis début 2010 alors que dans le même temps l’indice S&P sectoriel des télécoms en Europe n’a plié que de 2%. L’espagnol Telefonica qui a également accentué ses efforts en matière de rémunération des actionnaires (dividende augmenté de 20% et plan de rachats d’actions) subit le même sort. Son cours a perdu 18% depuis début 2010. Le dividende de 1,6 euro promis pour 2012 offre un rendement de 9,87%. Parmi les grands opérateurs historiques européens, seul Deutsche Telekom s’en sort mieux avec une stagnation du cours depuis début 2010, d’où un rendement de 7%. A l’origine de ce meilleur comportement, figure l’annonce de la cession à AT&T de sa filiale américaine.
A la différence de son homologue allemand, France Télécom n’a pas de filiale de la taille de T-Mobile à vendre pour se défaire de son statut d’obligation. Une revue d’actifs est actuellement menée par la direction, mais elle pourrait conduire simplement à la cession des participations minoritaires en Autriche et au Portugal pour un montant de moins de 500 millions d’euros, soit à peine 1,4% de la capitalisation de France Télécom.
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