L’action Atos plonge alors que son président serait sur la sellette
L’action Atos accuse la plus forte baisse de l’indice SBF 120 lundi, victime d’informations de presse indiquant que certains actionnaires du groupe de services numériques réclament le départ du président de son conseil d’administration, Bertrand Meunier, et d’un abaissement de recommandation signé Exane BNP Paribas.
Peu après 13h, l’action Atos chutait de 7,1%, à 11,77 euros. Le cours de Bourse s’est effondré de 37% depuis le 13 juin, veille de l’annonce par le groupe d’un projet de scission en deux sociétés distinctes et du départ de son directeur général, Rodolphe Belmer, d’ici à fin septembre. Selon ce projet, une première entreprise conserverait le nom d’Atos et regrouperait les activités historiques de gestion d’infrastructures de centre de données, tandis qu’une seconde, baptisée Evidian, rassemblerait les activités liées à la transformation numérique ainsi que celles de Big Data et Sécurité (BDS).
Pour les actionnaires d’Atos, «la présentation, le 14 juin, du nouveau plan stratégique par Rodolphe Belmer, directeur général démissionnaire et désavoué par son conseil d’administration moins de six mois après son arrivée, a été le coup de trop», indique Le Monde lundi. Depuis, les actionnaires d’Atos «ne décolèrent pas» et «plusieurs d’entre eux ont écrit au conseil d’administration pour demander le départ du président, Bertrand Meunier», ajoute le quotidien, citant des sources proches du dossier.
Contacté par l’agence Agefi-Dow Jones, un porte-parole d’Atos n’a pas souhaité commenter ces informations.
Objectif 9 euros
Interrogé par Le Monde, Bertrand Meunier a déclaré que «les discussions avec les actionnaires sont confidentielles», sans s'étonner que «dans une période comme celle qu’Atos connaît, les interrogations soient plus nombreuses». Le président du conseil d’administration d’Atos a par ailleurs assuré avoir un «dialogue permanent avec les actionnaires, qu’ils soient petits ou grands» et répondre «aux questions des fonds d’investissement avec le plus grand sérieux pour leur apporter les éclairages qu’ils n’ont pas».
Lundi, l’action Atos est également freinée par le déclassement de la recommandation d’Exane BNP Paribas, qui est passé de «neutre» à «sous-performance» sur la valeur et a réduit son objectif de cours de 21 à 9 euros.
Depuis le début de l’année, la part des analystes qui recommandent de vendre l’action Atos a augmenté de 15 points de pourcentage, à 27%.
Plus d'articles du même thème
-
Les actions américaines sont préférées aux européennes pour la fin de l'année
Le S&P 500 pourrait grappiller 2,4% et les indices européens sont attendus au même niveau que fin juin, tandis que le Nikkei marquerait légèrement le pas. -
Le mois de juillet sourit au S&P 500
L’indice américain a été positif au cours des 11 dernières années en juillet, qui est le meilleur mois à Wall Street depuis 20 ans. Mais le contexte actuel de marché pourrait rompre cette série. -
Omers renonce à nommer un nouveau directeur des investissements
Le fonds de pension canadien des agents de la fonction publique de l'Ontario, qui pèse 145,2 milliards de dollars canadiens d'actifs nets, redistribue les responsabilités de son ancien directeur des investissements entre plusieurs dirigeants.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
- Les actions coréennes approchent du bear market
Contenu de nos partenaires
-
L'air du largeCe que les coupes du monde de football nous disent des relations internationales
« La relation sport-politique a toujours été complexe, mais les grands événements sont de plus en plus lus au prisme du rapport de force » -
Files d'attenteCrash-test estival pour le nouveau système d’entrée en Europe
La Commission européenne refuse de suspendre de nouvelles procédures de contrôle aux frontières, qui font craindre aux compagnies aériennes un « chaos » généralisé -
Nouveau coup de frein pour l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans
Les réserves émises par la Commission européenne sur la conformité du texte au Digital Services Act mettent en péril son entrée en vigueur avant la rentrée scolaire