L’acquisition de Sick AG s’inscrirait dans la stratégie de Schneider
Schneider Electric en chasse. Selon le site internet de Challenges, le spécialiste français de la gestion de l’énergie prépare une offre sur le groupe familial allemand non coté Sick AG. Cette société présente dans les capteurs intelligents et les solutions pour les domaines de l’automatisation industrielle a dégagé en 2009 près de 600 millions d’euros de chiffre d’affaires. Pour l’heure, Schneider se refuse à tout commentaire.
Victime de la crise, le groupe allemand a enregistré en 2009 un recul de 19% de ses ventes et une chute de sa rentabilité, avec une marge d’exploitation (Ebit) de 1,9% et une marge nette de 0,6%. En 2008, Sick affichait une marge d’exploitation de 9,7% et une marge nette de 6,1% pour un chiffre d’affaires de 737 millions d’euros. Pour sa part, Schneider avait généré en 2008 une rentabilité d’exploitation (Ebit) de 14,1% et une rentabilité nette de 9,2%.
Si Schneider garde le silence, cette acquisition s’inscrirait dans sa stratégie de croissance. Lors de sa journée investisseurs du mois dernier, le groupe avait réaffirmé sa volonté de créer de la valeur par la croissance externe, insistant sur l’accélération de sa pénétration dans les pays émergents, mais aussi sur le marché des réseaux intelligents (smart grid), dont le «grid automation». Le français renforcerait ainsi son pôle Industrie avec Sick. En Europe, «l’avenir est tourné vers les services et vers les système applicatifs aux clients, expliquait Jean-Pascal Tricoire, président du directoire de Schneider Electric, le 7 décembre dernier au Cercle des Etats-majors de L’Agefi. On peut rester compétitif avec l’automation».
Schneider a habitué le marché à de fréquentes acquisitions, «un domaine dans lequel le track record est plutôt meilleur que celui de ses pairs», notait récemment Oddo. Au début du mois, c’était le rachat de Vizelia et D5X, deux petites sociétés françaises spécialisées dans le contrôle et l’optimisation des performances énergétiques des bâtiments. Fin novembre, l’italien Uniflair, acteur des systèmes de refroidissement de précision avec 80 millions d’euros de chiffre d’affaires est entré dans le giron du groupe. Et en octobre, Schneider signait l’acquisition de 50% d’Electroshield-TM Samara dans les solutions de moyenne tension en Russie, pour 265 millions d’euros. Sans oublier en juin dernier la finalisation du rachat du pôle distribution d’Areva T&D.
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