La vente de Citelum ne règle pas le litige entre Veolia et EDF
EDF reprend son bébé. Treize ans après l’avoir apporté à Dalkia lors de l’accord de partenariat conclu à l’époque avec Vivendi, ancienne maison mère de Veolia, le producteur d’électricité va reprendre Citelum dans son giron. Les deux groupes ont confirmé l’ouverture de négociations exclusives.
Le processus de vente, mené par DC Advisory, avait été lancé en 2011 par Veolia, l’actionnaire majoritaire de Dalkia Holding et de sa filiale opérationnelle française, mais il avait été mis en sommeil en 2012. Plusieurs repreneurs étaient sur les rangs, mais EDF «n’avait jamais caché sa volonté de récupérer les actifs» de Citelum, explique une source proche, notamment afin de garantir l’ancrage de la société en France.
Spécialisée dans la gestion de l’éclairage public des grandes villes, Citelum n’entrait plus dans la stratégie de Dalkia, centrée sur la gestion énergétique des grands ensembles (chauffage, climatisation…) et les services associés. L’an dernier, Citelum a dégagé 343 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre 287 millions en 2011, avec un résultat opérationnel de 17,1 millions d’euros (10,2 millions en 2011). Dalkia a néanmoins été contraint de passer 73 millions d’euros de dépréciations sur Citelum en 2012.
Cet accord marque un début de réchauffement des relations entre Veolia et EDF, en lutte ouverte pour le contrôle de Dalkia depuis un an. Il ne règle pas pour autant leur litige. Le recours déposé par EDF en octobre 2012 devant le tribunal de commerce de Paris suit son cours. Une nouvelle audience de procédure est programmée dans les prochaines semaines.
Détenteur de 34% du capital de Dalkia Holding, EDF réclame la possibilité de monter à parité avec Veolia conformément, selon lui, à l’esprit du pacte d’associés signé fin 2000 lors de l’apport de ses sociétés de services, dont Citelum, à Dalkia. Une demande refusée par Veolia. Le groupe rappelle qu’EDF n’a pas jugé bon d’utiliser l’option d’achat dont l’électricien disposait jusqu’en 2005. Avant d’ajouter que le développement de Dalkia, construit essentiellement sur les anciens actifs énergétiques de la Générale des Eaux, a été financé par ses soins.
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