La transparence des sociétés cotées progresse, notamment en matière de RSE

Rhodia et Cegedim remportent les prix de la transparence de Labrador. Capitalcom publie son baromètre annuel sur la RSE
Bruno de Roulhac

La RSE (responsabilité sociale des entreprises) monte en puissance, selon le quatrième baromètre annuel de Capitalcom. Désormais 35 sociétés du CAC (contre 31 l’an dernier) font certifier une partie de leurs indicateurs extra-financiers (17 contre 12,4 l’an dernier en moyenne) par des commissaires aux comptes ou par un tiers indépendant. La loi Grenelle II de juillet 2010 impose une certification par un organisme indépendant, mais les décrets d’application n’ont toujours pas été publiés et ne devraient pas l'être avant les présidentielles! D’aucuns estiment que le coût d’une telle opération s’élève autour de 500.000 euros… un vrai problème pour les valeurs moyennes. Autre progrès : 12 entreprises du CAC 40 communiquent sur des objectifs non atteints (dont 50% sont environnementaux et 6% sociaux).

En 2010, la moitié des groupes du CAC 40 a indexé une partie de la rémunération variable de ses dirigeants et de ses managers sur des critères extra-financiers (contre 12 en 2008) et la moitié se fonde sur un indicateur de performance sociale ou sociétale. Seules quatre sociétés (Air Liquide, EDF, Michelin, Schneider Electric) prennent en compte des facteurs environnementaux. Près de 30% du CAC 40 indexe en moyenne 15% de la rémunération variable des dirigeants sur ces indicateurs. Une part qui monte à un tiers chez Danone et France Télécom. Toutefois, ces indicateurs restent plus qualitatifs que quantitatifs…

Parallèlement, Labrador, spécialiste de l’information réglementée, vient de décerner son prix de la transparence des sociétés cotées, en partenariat avec HEC, à Rhodia avec une note de 83 sur 100, devant Bic (78) et TF1 (77). Au sein du SBF 120, la note moyenne ressort à 57, comme l’an dernier mais avec de nouveaux critères plus exigeants. En termes sectoriels, les financières passent de la cinquième à la première place, tandis que les services aux collectivités et les technologies demeurent en queue de peloton. La semaine dernière L’Agefi avait délivré son prix «Qualité de la transparence de l’information et de la communication» à Bic.

Labrador a étendu cette année son échantillon à 130 sociétés (hors SBF 120), parmi lesquelles Cegedim emporte la palme avec une note de 90. «Les entreprises les plus transparentes ont un processus fluide, qui leur prend moins de temps et donc moins d’argent. Un véritable cercle vertueux», explique Laurent Rouyrès, président de Labrador.

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