La succession à la gouvernance de la CDC complique le dossier Veolia-Transdev
Avec 15 milliards d’euros de dette nette fin septembre 2011, Veolia a encore du travail à faire ! Le 6 décembre dernier, Antoine Frérot, PDG de Veolia avait annoncé un programme de cessions de cinq milliards d’euros sur 2012-2013, dont la mise en vente de 50% de Veolia Transdev, de l’eau régulée au Royaume-Uni, et des déchets solides aux Etats-Unis. Plus que la rapidité, le groupe semble privilégier la maximisation de la valeur en lançant un processus d’enchères pour chacun de ces actifs. «Le document de base devrait être transmis prochainement aux investisseurs, tandis que le calendrier devrait être dévoilé lors de l’annonce des résultats annuels», assure un bon connaisseur du dossier.
Pour Veolia Transdev, l’opération est beaucoup plus délicate, la société étant détenue à parité par Veolia, conseillé dans ce dossier par BNP Paribas et Messier & Maris, et la Caisse des dépôts. Or, cette dernière tarde à se prononcer sur la gouvernance future et sur le pacte d’actionnaires à venir, selon la même source. Une inconnue qui pèse sur les projets d’offre des éventuels repreneurs. D’aucuns espèrent que la succession d’Augustin de Romanet – qui siège au conseil de Veolia et dont le nom a été cité pour prendre la place d’Antoine Frérot – accélèrera les discussions qui seront alors du ressort de son successeur par intérim, Antoine Gosset-Grainville. La fenêtre de tir reste courte avant la nomination du nouveau patron de la CDC après les législatives.
Alors que pour d’évidentes raisons de concurrence, les deux acteurs français, SNCF et RATP ne devraient pas être candidats, des industriels étrangers ont manifesté leur intérêt, mais il semble peu probable, dans le contexte actuel, qu’un secteur aussi stratégique passe en partie dans des mains non françaises. Restent, selon des sources concordantes, les fonds d’investissement, mais seront-ils capables d’offrir autant que les industriels étrangers ?
Parallèlement à la vente de sa part de Veolia Transdev, Veolia devrait refinancer la dette afférente – 900 millions d’euros pour chacun des partenaires –, pour la déconsolider de ses comptes. La CDC pourrait alors réaliser une augmentation de capital, permettant de faire rentrer de nouveaux investisseurs, ou transformer une partie de la dette en capital.
Sur ces trois opérations majeures, «l’une devrait être bouclée dès la fin du semestre, l’autre cet été, et la dernière en fin d’année», espère-t-on de source proche du groupe.
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