La rentabilité économique d’Air Liquide devrait croître d’un point d’ici 2015
Capitaliser sur ses forces pour mieux évoluer. En présentant hier ses objectifs à l’horizon 2015, le PDG d’Air Liquide, Benoît Potier, a souligné la volonté du groupe de s’appuyer sur la dynamique «toujours portée par des tendances de long terme» du marché des gaz industriels. Celui-ci devrait connaître une croissance annuelle de 7 à 8% sur la période.
En renforçant sa présence sur les marchés émergents qui généreront d’ici cinq ans un tiers de son activité contre 16% l’an dernier, le groupe anticipe grâce à son programme «Alma» une progression de 8 à 10% par an de son chiffre d’affaires. Cette fourchette serait comprise entre 9 et 11% pour les ventes destinées à la grande industrie, de 7 à 11% pour la santé, de 8 à 10% pour l’électronique et de 6% à 9% pour l’industriel marchand, plus sensible aux variations conjoncturelles.
Le spécialiste des gaz industriels prévoit de recruter 30.000 nouveaux collaborateurs sur la période, un objectif qui «prend en compte à la fois la croissance, le turnover et les départs à la retraite», précise Benoît Potier. En chiffres nets, la hausse correspondrait à «environ 15.000 personnes supplémentaires», soit une augmentation des effectifs de 35% par rapport aux 42.300 salariés actuels. S’il ne chiffre pas la croissance à long terme de son résultat net, le groupe mise sur une efficacité opérationnelle renforcée entraînant «des économies de coûts d’au moins 200 millions d’euros par an».
Sur une enveloppe de 12 milliards d’euros d’investissements, 2 milliards seront consacrés à des acquisitions «de sociétés de taille moyenne ou régionales, en particulier dans la santé». Les zones émergentes absorberont 70% des investissements industriels qui s’élèvent historiquement à 15% du chiffre d’affaires. Grâce à une meilleure maîtrise de l’intensité capitalistique des nouveaux projets, la rentabilité économique mesurée par le retour sur capitaux employés (ROCE) devrait atteindre 12% à 13% d’ici 2015 contre 11,6% à l’heure actuelle.
Le groupe reste par ailleurs fidèle à une approche globale de la rémunération de l’actionnaire («total shareholder return») fondée sur une appréciation à long terme du cours de bourse, sur des rachats d’actions et sur un taux de distribution du dividende qui restera compris entre 45% et 50% sur la période. Affichant un rendement de 2,3% au cours de clôture de 95,9 euros, l’action a pris 0,9% hier.
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