La rémunération des patrons du CAC 40 a reculé de 6% en 2012
Pour la première fois, les actionnaires sont appelés à se prononcer sur la rémunération des dirigeants d’une société du CAC 40, lors de l’AG de Pernod-Ricard aujourd’hui. Un sujet d’actualité, alors que la rémunération moyenne des présidents exécutifs du SBF 120 a crû de 2,4% en 2012 (+6,3% hors indemnités de départ) à 2,8 millions d’euros, selon la quinzième édition du rapport de Proxinvest.
En revanche, dans un contexte de pression politique et fiscale, la rémunération moyenne des patrons du CAC 40 a reculé de 6,3% (-1% hors indemnités de départ) juste en dessous du seuil des 4 millions d’euros. Comme l’année précédente, treize dirigeants dépasse le seuil socialement acceptable de 240 Smic (4,7 millions d’euros) selon Proxinvest, avec en tête: Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes (14,9 millions d’euros), Carlos Ghosn, PDG de Renault Nissan (13,4 millions) et Bernard Arnault, PDG de LVMH (9,5 millions). Les actionnaires voteront-ils alors négativement sur ces rémunérations lors des AG 2014?
La structure de rémunération au sein du CAC 40 (voir graphe) n’est pas assez liée à la performance de long terme, regrette Proxinvest, constatant une hausse du fixe (au-dessus du million d’euros pour la deuxième année) et des bonus (120% du fixe en moyenne). Depuis 2006, la part des options a été divisée par 6,3. Seulement 9% de la rémunération totale des patrons du SBF 120 reposent sur des conditions de performance mesurées sur au moins trois ans. Proxinvest relève la multiplication des nouvelles formes de rémunération variable, notamment sur les variables pluriannuels ou encore le «dispositif à cinq ans» mis en place chez Société Générale comme chez BNP Paribas, pour lesquelles une totale transparence sera attendue.
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