La rémunération des dirigeants français s’est redressée l’an dernier
Alors qu’elle avait baissé de 3,5% en 2011, la rémunération totale médiane des dirigeants français a progressé de 6,3% l’an dernier pour atteindre 351.000 euros, son plus haut niveau depuis 2008. C’est l’une des conclusions de la 5e édition de l’étude publiée par ATH, association qui regroupe 25 cabinets d’audit et de conseil, à partir d’un panel de 388 dirigeants et 154 sociétés non financières cotées sur les trois compartiments Eurolist, hors CAC 40.
Cette rémunération, qui inclut la part fixe et variable, les primes exceptionnelles, plus les avantages en nature et les jetons de présence, recouvre néanmoins de fortes disparités en fonction de la taille des sociétés. La médiane se situe en effet «entre 530.000 euros et 720.000 euros pour le compartiment A, aux alentours de 300.000 euros pour le compartiment B et de 200.000 euros pour le compartiment C». Sur une période de 5 ans, on note une baisse sensible (-20%) de cette valeur médiane sur le compartiment A, alors qu’elle a progressé de respectivement 20% et 11% sur les compartiments B et C. Le poids de la part variable atteignait l’an dernier 37% de la rémunération totale des dirigeants du compartiment A, 30% pour le compartiment B et seulement 23% sans le compartiment A.
Le nombre de bénéficiaires d’actions de performance ou de stock-options, relativement stable, ne dépasse pas un tiers des dirigeants, dont 60% se trouvent au sein du compartiment A. En 2012, les montants attribués sur ce compartiment s’élevaient à 837.000 euros (+5,8% d’une année sur l’autre), à 238.000 euros (-2%) sur le compartiment B, alors qu’ils ont plus que doublé sur le compartiment C (255.000 euros contre 105.000 euros). La valeur de ces actions ou options reste toutefois inférieure à 100.000 euros pour 32% de ces dirigeants.
Une fiscalisation à 75% des revenus dépassant un million d’euros, annoncée par le gouvernement, toucherait moins de 12% des dirigeants du panel ATH, l’impact global pour les 41 sociétés concernées étant «de l’ordre de 23 millions d’euros». Alors que les pouvoirs publics ont fixé à 450.000 euros la rémunération brute maximale des dirigeants d’entreprises publiques, soit 20 fois la moyenne de leurs plus bas salaires, l’étude montre également que 63% des dirigeants du panel ont une rémunération totale inférieure à ce plafond et que le niveau moyen préconisé est respecté par 85% d’entre eux.
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