La Place veut améliorer le système boursier pour les PME et ETI

MiddleNext travaille sur une plate-forme alternative. Thierry Giami et Gérard Rameix doivent rendre les conclusions de leur rapport avant fin octobre
Bruno de Roulhac
Le bâtiment de Bercy vu de la Grande Bibliothèque. Photo: PHB/Agefi
Le bâtiment de Bercy vu de la Grande Bibliothèque. Photo: PHB/Agefi  - 

Bien que les introductions reprennent sur Alternext, Bercy veut trouver rapidement un système de financement pérenne des PME et ETI. Ce matin, l’Observatoire du financement des entreprises par le marché présentera son premier rapport annuel. Alors que plus de 20% des investisseurs sur Alternext sont des personnes physiques, «nous voulons inciter les investisseurs institutionnels à investir dans les valeurs petites et moyennes», confie Thierry Giami, président de l’Observatoire du financement des entreprises par le marché.

Christine Lagarde attend avant la fin octobre les conclusions du rapport confié à Thierry Giami, et au médiateur du crédit, Gérard Rameix, sur le «financement efficace et disponible des PME et ETI par les marchés dans le contexte d’internationalisation croissante des bourses», avec le rapprochement de Nyse Euronext et Deutsche Börse. Certains acteurs de Place militent pour le maintien de la situation actuelle, avec la mise en œuvre de moyens supplémentaires par Nyse Euronext en faveur des PME. D’autres souhaitent la création d’une plate-forme spécialisée, avec des prix et services adaptés. Une infrastructure qui serait adossée à l’opérateur de marché. Les investisseurs publics et privés concernés – CDC, banques… – seront sollicités pour financer ces projets. MiddleNext déclare déjà ouvertement travailler sur une plate-forme alternative, estimant Nyse Euronext «moins disponible pour représenter la filière économique. Des contradictions stratégiques peuvent apparaître et les moyens budgétaires affectés à cette fonction peuvent être moins justifiés».

Autre axe de réflexion majeure, le financement par l’obligataire. «Avec Bâle III, le crédit bancaire va devenir plus coûteux, moins abondant et réclamera plus de garantie. Les entreprises se tourneront donc davantage vers le capital investissement et vers les marchés financiers, explique Thierry Giami. Ils peuvent financer non seulement des fonds propres mais aussi des dettes sous la forme d’emprunt obligataire. La notation des PME et ETI fait l’objet d’un préjugé radical de la part des agences. C’est pourquoi Oséo pourrait garantir une partie de ces emprunts afin d’en limiter le taux d’intérêt. Cette garantie était déjà préconisée dans notre rapport de septembre 2009». Parallèlement, «nous souhaitons la mise en place des emprunts obligataires groupés», poursuit Thierry Giami. Reste à trouver des banques arrangeuses….

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