La Place veut améliorer le système boursier pour les PME et ETI
Bien que les introductions reprennent sur Alternext, Bercy veut trouver rapidement un système de financement pérenne des PME et ETI. Ce matin, l’Observatoire du financement des entreprises par le marché présentera son premier rapport annuel. Alors que plus de 20% des investisseurs sur Alternext sont des personnes physiques, «nous voulons inciter les investisseurs institutionnels à investir dans les valeurs petites et moyennes», confie Thierry Giami, président de l’Observatoire du financement des entreprises par le marché.
Christine Lagarde attend avant la fin octobre les conclusions du rapport confié à Thierry Giami, et au médiateur du crédit, Gérard Rameix, sur le «financement efficace et disponible des PME et ETI par les marchés dans le contexte d’internationalisation croissante des bourses», avec le rapprochement de Nyse Euronext et Deutsche Börse. Certains acteurs de Place militent pour le maintien de la situation actuelle, avec la mise en œuvre de moyens supplémentaires par Nyse Euronext en faveur des PME. D’autres souhaitent la création d’une plate-forme spécialisée, avec des prix et services adaptés. Une infrastructure qui serait adossée à l’opérateur de marché. Les investisseurs publics et privés concernés – CDC, banques… – seront sollicités pour financer ces projets. MiddleNext déclare déjà ouvertement travailler sur une plate-forme alternative, estimant Nyse Euronext «moins disponible pour représenter la filière économique. Des contradictions stratégiques peuvent apparaître et les moyens budgétaires affectés à cette fonction peuvent être moins justifiés».
Autre axe de réflexion majeure, le financement par l’obligataire. «Avec Bâle III, le crédit bancaire va devenir plus coûteux, moins abondant et réclamera plus de garantie. Les entreprises se tourneront donc davantage vers le capital investissement et vers les marchés financiers, explique Thierry Giami. Ils peuvent financer non seulement des fonds propres mais aussi des dettes sous la forme d’emprunt obligataire. La notation des PME et ETI fait l’objet d’un préjugé radical de la part des agences. C’est pourquoi Oséo pourrait garantir une partie de ces emprunts afin d’en limiter le taux d’intérêt. Cette garantie était déjà préconisée dans notre rapport de septembre 2009». Parallèlement, «nous souhaitons la mise en place des emprunts obligataires groupés», poursuit Thierry Giami. Reste à trouver des banques arrangeuses….
Plus d'articles du même thème
-
Les entreprises font fructifier leurs dépôts bancaires à terme
La Banque de France relève un taux moyen de 3,45% sur les nouveaux contrats à plus de 2 ans en septembre, soit 37 points de base de plus qu’en août. -
BioMérieux confirme ses objectifs pour 2026 après une croissance meilleure que prévu
Le spécialiste du diagnostic in vitro reprend des couleurs en Bourse après des chiffres trimestriels de bonne tenue. -
Rubis maintient ses ambitions annuelles après un bon trimestre
Le groupe de distribution de produits pétroliers a vu ses volumes grimper de 7% entre juillet et septembre tandis que ses marges unitaires s'amélioraient.
ETF à la Une
HSBC AM cote un ETF Ucits exposé au secteur chinois de la robotique
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Vague démocrate, Etats clés… Ce que disent les dernières estimations avant les midterms
Les élections de mi-mandat qui ont lieu aujourd’hui devraient voir les Républicains perdre le contrôle de la Chambre des représentants. Des incertitudes subsistent au Sénat. -
La Fabrique de l'Opinion« J'ai cherché des alliés » : la méthode anti-échec de Jérémie Fontanieu, professeur en Seine-Saint-Denis
Un professeur de Seine-Saint-Denis s'allie avec les parents pour la réussite de leurs enfants. Avec sa méthode, baptisée « Réconciliations », il atteint 100 % de réussite au bac depuis bientôt dix ans -
La discrète impératrice du vin
A la tête de Jackson Family Wines, qui compte plus de quarante domaines sur quatre continents et 20 000 hectares de vignes, l’ancienne avocate Barbara Banke dirige depuis quinze ans l’un des plus grands empires du vin mondial.