La perspective de consolidation du secteur devrait soutenir les SSII en Bourse
Le secteur des SSII pourrait entrer dans une phase de consolidation. D’une part, les chiffres d’affaires du premier trimestre marquent un nouveau recul, particulièrement sur le Vieux Continent. Ainsi, les ventes de Capgemini ont reculé de 1,7% en organique mais de 4,8% en France, et celles d’Atos de 1,2%, et de 10,6% en France.
D’autre part, deux opérations emblématiques ont été annoncées le mois dernier. La première SSII indienne, TCS, filiale du conglomérat industriel Tata, a racheté le français Alti, pesant 126 millions d’euros de chiffre d’affaires. Tandis qu’Econocom négocie actuellement l’acquisition amicale d’Osiatis, qui a dégagé 309 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier. Cette opération prendrait la forme d’une OPE majorée d’une soulte de 4 euros par action valorisant Osiatis 10 euros par titre, soit une prime de 40% sur le dernier cours avant l’annonce. Ce prix fait ressortir un ratio valeur d’entreprise sur résultat opérationnel courant 2013 de 6 fois et 5,4 fois pour 2014, soit «des multiples supérieurs de 20 à 30% aux valorisations actuelles du secteur», note Oddo.
Le rachat d’Alti par TCS «nous paraît représentatif de ce que pourrait être la poursuite du mouvement de consolidation de ces prochains semestres», note CM-CIC, estimant que les SSII indiennes ne sont pas les seuls prédateurs potentiels, mais aussi «la plupart des SSII européennes, quelle que soit leur taille, les sociétés de travail temporaire, Fujitsu, voire les opérateurs télécoms».
Dans ce contexte, «les SSII, réalisant entre 50 et 600 millions d’euros, constituent dans leur grande majorité des cibles potentielles, poursuit CM-CIC. Les entreprises en difficulté (tant en termes de performances opérationnelles que de management) sont probablement le plus en risque». SQLI (158 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2012) pourrait en faire partie, après avoir annoncé vendredi dernier le renvoi immédiat de son directeur général, Julien Mériaudeau, pour «divergences stratégiques».
Parmi les cibles potentielles cotées, CM-CIC évoque: Econocom, qui réalise l’essentiel de son activité dans la vente de matériel, Consort NT, GFI et Solucom. A cette liste pourraient s’ajouter Aedian, Business & Decision, CS Communication & Systèmes, Keyrus et SQLI «si leurs managements ne parvenaient pas à améliorer leurs performances opérationnelles d’ici 18 à 24 mois», conclut le bureau d’analyse.
{"title":"","image":"79691»,"legend":"Secteur SSII»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Deutsche Börse échapperait à une supervision européenne obligatoire
Berlin a obtenu une dérogation pour que la place boursière allemande puisse rester sous le contrôle de son régulateur national, selon le Financial Times. -
« Les facteurs techniques et l’appétit des investisseurs plaident pour une position modérément surpondérée »
Bart aan de Toorn, gérant et membre du comité d'investissement de l'équipe crédit chez VLK IM -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Le Crédit Agricole crée une société dédiée à l'IA pour y concentrer ses efforts
Contenu de nos partenaires
-
Onde de chocAffaire Lyhanna : le dilemme d'Emmanuel Macron
Face à la crise provoquée par la mort de la jeune Lyanna, le chef de l'Etat doit trouver la bonne distance et les mots justes pour témoigner de l'empathie sans chercher à instrumentaliser -
« Dans les start-up de défense, le réseau compte autant que la technologie »
Pour l'investisseuse Louise Boucher, avoir le bon produit ne suffit pas. Les jeunes entreprises d'armements doivent rapidement recruter des profils ayant de bonnes connexions chez les décideurs militaires -
Shahed, fais-moi peurGuerre des drones : l'effervescence française
Avec ses start-up Alta Ares et Harmattan AI, la France compte de nombreux atouts dans le secteur des drones. Mais la compétition européenne et la production ukrainienne à grande échelle menacent leur percée sur un marché en mutation rapide