La nouvelle stratégie de Mercialys va ramener la participation de Casino sous les 40%
Mercialys a expliqué hier vouloir engager cette année un nouveau plan stratégique qui se traduira notamment par le recentrage de son portefeuille sur 60 à 70 centres commerciaux, contre 120 actuellement, ce qui passera par des cessions d’actifs, pour un montant prévu de 500 millions d’euros. «Afin de marquer le succès de sa première phase de développement et le lancement de sa nouvelle stratégie, Mercialys souhaite restituer aux actionnaires leurs apports initiaux en distribuant 1,25 milliard d’euros courant 2012», a souligné la foncière dans un communiqué.
Mercialys va également lever 1 milliard d’euros de dette: 500 millions de dette bancaire à trois ans qui seront remboursés à hauteur de 200 millions d’euros à l’issue du programme de cession d’actifs; et un crédit relais (bridge-to-bond) de 18 mois de 500 millions d’euros, refinancé par une émission obligataire d’un montant au moins équivalent. A l’issue de ces opérations, la société devrait afficher un ratio d’endettement (loan to value) «durablement inférieure ou égal à 40%».
Cette forte montée de l’endettement peut être l’une des causes du désengagement partiel de son actionnaire majoritaire Casino, qui aurait dû consolider ces dettes s’il était resté majoritaire dans la foncière. Le groupe de grande distribution, qui détient aujourd’hui 50,1% du capital de la foncière, prévoit ainsi de céder une partie de ses titres dans le courant de cette année, selon des modalités qui restent à préciser. Au cours actuel, sa participation est valorisée environ 1,27 milliard d’euros.
Une fois cette participation ramenée à un niveau compris entre 30 et 40%, ce qui pourrait se faire par des cessions de titres sur le marché ou à des investisseurs institutionnels, Casino devrait encaisser une somme brute estimée entre 800 et 900 millions d’euros, «renforçant ainsi significativement ses marges de manœuvre financières», a-t-il précisé dans un communiqué. Du côté de Mercialys, la distribution exceptionnelle aura lieu en deux phases : 1 milliard d’euros (10,87 euros par action) dans un premier temps, puis, après changement de la gouvernance et du contrôle, 250 millions d’euros d’ici fin 2012 (2,72 euros par action).
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