La nouvelle présidente de l’IFA veut promouvoir une gouvernance européenne commune
Pour ses dix ans, l’Institut français des administrateurs (IFA) change de tête. Daniel Lebègue, président fondateur, qui a atteint l’âge limite de 70 ans, va passer la main à Agnès Touraine. «Dès le début 2013, le comité des nominations a établi un cahier des charges pour rechercher mon successeur, confie Daniel Lebègue à L’Agefi. Le comité a proposé Agnès Touraine, choix approuvé à l’unanimité du conseil en septembre. A sa demande, une période de transition aura lieu jusqu’à notre assemblée générale du 23 mai 2014, appelée à ratifier cette nomination» et à renouveler une partie du conseil.
Agée de 58 ans, Agnès Touraine, est administrateur de l’IFA depuis 2006, et siège également au conseil de Darty, Neopost et Coriolis, après une longue expérience d’administrateur au Royaume-Uni chez Lastminute.com, Cable & Wireless et ITV.
L’IFA «a construit un véritable institut de gouvernance, ayant l’ambition d’être pionnier et innovant, avec notamment la publication de 35 guides pratiques», poursuit Daniel Lebègue, se félicitant que l’IFA soit leader dans la formation et la certification d’administrateur, et à l’origine de la fédération européenne des associations d’administrateurs (Ecoda).
«L’IFA a construit en dix ans, ce que les Anglais ont mis cent-dix ans à faire avec l’IoD, précise Agnès Touraine. Nous allons faire en sorte que l’IFA continue à développer les bonnes pratiques. La gouvernance doit se faire par le conseil et les administrateurs et non par la loi. Si nous pouvons être fiers de la gouvernance française, de nombreux progrès restent à faire, notamment dans l’application du ‘comply or explain’. Nous devons aussi aller vers une gouvernance européenne commune.» Le président sortant propose aussi des pistes d’avancées: «Nous avons souvent abordé la gouvernance au travers des règles et des procédures. Désormais, il faudra insister davantage sur les relations entre acteurs et travailler sur les bons comportements».
Hier, lors d’une table ronde sur le «say on pay», l’Afep a recommandé de présenter une résolution séparée pour la rémunération du président non exécutif, et rappelé que son guide d’application du code Afep-Medef doit sortir fin novembre. Elle en a aussi profité pour promouvoir une nouvelle fois la prise en compte du vote d’abstention en tant que tel. Quant à la directive droits des actionnaires attendue pour décembre, elle ne devrait sortir qu’en février 2014.
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