La nouvelle offre d’EDF sur Edison reçoit une fin de non-recevoir
EDF vient de faire une nouvelle offre sur Edison à ses partenaires italiens. EDF et Delmi (les actionnaires italiens d’Edison) détiennent à parité Transalpina de Energia (TdE), qui possède 61% d’Edison. Les deux partenaires doivent trouver un accord avant le 31 octobre, sinon la participation de TdE dans Edison sera mise en vente.
Répondant à la demande de Delmi de disposer d’une clause de liquidité, EDF propose de racheter leurs titres Edison dans trois ans, à un prix qui serait déterminé à partir d’un multiple d’Ebitda d’un échantillon de sociétés cotées comparables. «Les partenaires qui souhaiteraient céder leurs titres pourraient bénéficier des efforts de redressement de la rentabilité du groupe Edison», justifie EDF. Toutefois, aucun prix n’est garanti. Graziano Tarantini, président du conseil de surveillance d’A2A, a jugé la proposition d’EDF «totalement inacceptable».
De fait, certains actionnaires militaient pour un paiement en numéraire, à hauteur de 1,5 euro par action Edison, la valeur comptable de leur participation. Il Sole 24 Ore écrivait même qu’EDF pourrait faire une offre entre 1,15 et 1,3 euro par action, alors que le titre ne valait hier que 0,88 euro (-5,96%).
Parallèlement, EDF propose à A2A (qui détient 51% de Delmi) et à Iren d’échanger leurs participations respectives de 20% et de 10% dans Edipower (plus de 7.600 MW en exploitation) contre 100% du capital d’Edens, actuellement filiale à 100% d’Edison et quatrième producteur d’électricité d’origine renouvelable en Italie.
Une proposition qui va à l’encontre des souhaits de certains actionnaires italiens, voulant obtenir la totalité d’Edipower en échange de leur participation dans Edison. Mais EDF veut renforcer la position de numéro deux d’Edison comme producteur d’électricité en Italie, en lui donnant le contrôle à 100% d’Edipower, alors qu’il n’en détient que 50% actuellement.
A2A et Iren disposeraient également d’une option permettant d’acquérir la centrale hydroélectrique de Mese, d’une capacité de 372 MW, à une valeur de marché dans trois ans.
Afin de séduire les italiens, EDF s’engage à préserver l’identité italienne d’Edison, en maintenant le siège et la cotation à Milan et en conservant «une forte base actionnariale italienne». Il demandera donc au régulateur italien, la Consob, une exemption au lancement d’une OPA sur le reste du capital d’Edison.
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