La marge opérationnelle de L’Oréal recule au premier semestre
Le marché avait anticipé une déception. Le titre L’Oréal a clôturé hier en baisse de 1,82% à 77,01 euros, la plus mauvaise performance du SBF 120, avant de dévoiler des résultats semestriels inférieurs aux attentes.
Si le résultat d’exploitation progresse de 2% à 1,7 milliard d’euros, il reste bien en dessous du 1,77 milliard (+6,3%) attendu par le consensus Bloomberg. De plus, la marge recule de 50 points de base à 16,8%, alors que le marché anticipait une amélioration à 17,5%. Une dégradation due notamment à la division produits professionnels, qui opère «sur un marché difficile cette année» et dont le résultat opérationnel recule de 2,4% à 281 millions et la marge de 21,2 à 19,8%. Les divisions produits grand public et cosmétique active enregistrent également une légère baisse de leur rentabilité. En revanche, les produits de luxe ne connaissent pas la crise, avec un rebond de 12,7% de leur résultat opérationnel, alors que leurs ventes n’ont progressé que de 8,5% en comparable.
La marge du groupe de cosmétiques pâtit également d’une légère hausse des frais publi-promotionnels et des frais commerciaux et administratifs, mais surtout des frais de R&D (+12%), manifestant «la volonté du groupe de renforcer ses investissements en recherche et innovation». Des investissements pour «préparer l’avenir», explique le communiqué.
En revanche, L’Oréal publie un résultat net historiquement élevé de 1,51 milliard d’euros (+6,7%), légèrement au-dessus du consensus à 1,49 milliard.
Si le groupe confirme son «ambition de surperformer le marché et d’améliorer [sa] rentabilité» cette année, il n’évoque plus «une nouvelle année de croissance du chiffre d’affaires» comme il le déclarait encore mi-juillet. Il est vrai que le marché des cosmétiques devrait croître de 3 à 4% cette année, et que le consensus Bloomberg anticipe une hausse de 4,4% du chiffre d’affaires de L’Oréal cette année à 20,3 milliards. Toutefois, la direction devrait préciser ce matin ses attentes pour le second semestre, alors que la croissance des ventes avait ralenti au deuxième trimestre pour toutes les divisions hormis le luxe. Quant à la rentabilité opérationnelle, elle est attendue à 16,2% par le consensus Bloomberg, contre 15,7% l’an dernier.
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