La marge de Valeo ne se redressera pas avant le second semestre
Pas de sortie de crise avant 2011. Les pronostics dévoilés vendredi par Valeo sont pour le moins pessimistes. A court terme également. S’il attend une production automobile en baisse de 20% sur l’année, l’équipementier redoute un creux de -30% au premier semestre.
Ainsi Valeo attend-il «une marge opérationnelle négative au premier semestre». Le dernier trimestre a déjà donné un avant-goût du phénomène. Dans un marché en baisse de 25,2%, le groupe a vu sa marge opérationnelle chuter à -2,1% contre +3,9% un an plus tôt (voir illustration), l’ajustement des coûts (+8 points) n’ayant pas pu compenser l’impact de la baisse d’activité (-14,1 points).
Valeo s’est donc attaché lors de ses résultats à démontrer sa capacité à traverser les turbulences sans incident. Outre les traditionnelles mesures destinées à freiner les sorties de cash (suspension du dividende, baisse des investissements…), Valeo a mis en avant son échéancier qui ne prévoit pas de remboursement avant 2011 (444 millions d’euros d’Oceane).
De surcroît sa dette nette de 821 millions (intégrant 661 millions de trésorerie) respecte les covenants. Hormis une clause de changement de contrôle sur 600 millions à échéance 2013, Valeo ne doit pas dépasser un gearing de 120%. Or ce dernier était de 60% à fin 2008. Quant à la ligne de crédit confirmée de 1,2 milliard, elle est soumise à la même règle.
En dégradant le groupe de Baa3 à Ba1 en janvier en raison des pressions sur la rentabilité, Moody’s avait concédé que le profil de liquidité demeurait «solide». Reste que l’agence avait dit ne pas exclure «de nouvelles pressions sur les notes» en cas de consommation de cash supérieure à 200 millions en 2009.
Plus d'articles du même thème
-
La dynamique de création de cabinets de gestion de patrimoine ne faiblit pas
Trois nouveaux cabinets se sont lancés cette semaine. L'un d'eux rassemble huit associés fondateurs. -
Sagard clôture son troisième fonds de fonds dédié aux nouveaux gérants buyout au-dessus de sa taille cible
Cette activité héritée du rachat d'Unigestion parvient à réunir 520 millions d'euros, contre 400 millions d'euros prévus initialement. Plusieurs investissements ont d'ores et déjà été réalisés en Europe et aux Etats-Unis. -
La chute du real contraint la Banque centrale du Brésil
L’institution monétaire a laissé son taux directeur inchangé à 13,75%, marquant une pause dans son cycle d’assouplissement monétaire, après la chute des actifs brésiliens. La crainte est une accélération de l’inflation malgré la faible conjoncture alors que le marché attend une politique budgétaire crédible.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
Contenu de nos partenaires
-
Reste à chargeDépenses de santé : pourquoi les moins de 65 ans paient plus que les retraités
Les actifs mettent davantage la main à la poche que leurs aînés, malgré des dépenses de santé plus élevées pour ces derniers, rapporte la Drees -
Des ombres et des ondesDésinformation et présidentielle : « La responsabilité des réseaux sociaux est considérable »
La campagne présidentielle française est déjà la cible de manipulations à grande échelle, au niveau des contenus diffusés sur Facebook, X et TikTok, comme des algorithmes qui les favorisent -
L’accord parfait
A la tête d’Interparfums depuis près de quarante ans, Philippe Bénacin est un patron atypique qui revendique une méthode à contre-courant, forgée par de profondes convictions, ses intuitions et une bonne dose d’audace.