La hausse des tarifs et du dollar a bien aidé Bourbon au premier semestre 2012

Le groupe de services maritimes affiche un bénéfice net semestriel de 17 millions d’euros contre une perte de 21,4 millions subie un an plus tôt
Yves-Marc Le Reour

Alors que des effets de change défavorables avaient entraîné une perte nette de 21,4 millions d’euros dans les comptes du premier semestre de Bourbon en 2011, le raffermissement du dollar et l’amélioration des tarifs ont largement contribué au redressement du groupe de services maritimes qui affiche un résultat net positif de 17 millions sur la même période de 2012. Le reste provient d’une croissance significative de sa flotte dans l’offshore continental (+12 navires d’une année sur l’autre), de taux d’utilisation jugés satisfaisants et d’une bonne maîtrise des coûts dans l’activité de «Marine Services».

«Le groupe précise être toujours pénalisé par une inflation de ses coûts et par des arrêts techniques programmés dans l’activité Subsea», à savoir le forage pétrolier en eaux profondes, relève cependant le bureau d’analyse de Gilbert-Dupont. A cet égard, le typhon Haikui, qui a frappé la Chine, a touché les chantiers SinoPacific où sont construits 15 navires pour le groupe français, ce qui devrait retarder leur livraison de 5 à 6 mois.

Le cash flow après impôts a permis d’autofinancer 43% des 169 millions d’investissements bruts réalisés sur la période par Bourbon. L’endettement net au 30 juin dernier a augmenté de 5% à 2,05 milliards d’euros depuis le début de l’année, ce qui représente 1,45 fois le montant de ses capitaux propres, contre 1,35 fois au 31 décembre 2011. Mais la dette nette opérationnelle du groupe se limite à 1,34 milliard, grâce à «709 millions d’acomptes payés par les clients sur les navires en construction». Ayant poursuivi au cours du premier semestre la diversification de ses sources de financement bancaire, il souligne par ailleurs avoir obtenu à fin août «422 millions de nouveaux financements nets, qui seront tirés d’ici fin 2012».

Le niveau du prix du baril (113 dollars en moyenne au premier semestre) «conforte les investissements des clients pétroliers et la demande de navires de service offshore est prévue en croissance dans les deux prochaines années», indique la société sans fournir de prévision chiffrée pour l’exercice en cours. Elle ajoute cependant avoir couvert pour l’année 2012 l’intégralité de l’exposition de son résultat brut d’exploitation aux variations de la parité euro/dollar, à travers des ventes à terme de dollars au prix moyen de 1,307 euro pour un dollar.

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