La gouvernance d’Eiffage reste en débat
Le marché devra encore attendre avant de connaître le nom du successeur de Jean-François Roverato à la tête d’Eiffage. Si le groupe de BTP devait prendre une décision lors de son conseil du 8 décembre, Jean-Yves Gilet, directeur général du Fonds stratégique d’investissement (FSI) estime la date «un peu juste» pour «un sujet de cette ampleur». Selon les Echos, deux favoris se détachent pour emporter le poste, Pierre Berger, président de Vinci Construction et Grands Projets, et Olivier Barbaroux, président de Dalkia.
En attendant, «la gouvernance de l’entreprise n’a pas encore été débattue et devra l'être en décembre, explique Jean-Yves Gilet aux Echos. S’il apparaît nécessaire que Jean-François Roverato passe le relais quelque temps après l’assemblée générale d’Eiffage du printemps prochain, la question se pose de la séparation des fonctions de président et de directeur général ».
Une question essentielle pour rassurer les marchés, alors que les difficultés liées à la succession du groupe pèsent depuis trop longtemps sur le titre, en recul de 55% sur trois ans.
Le nouveau directeur général «aura de 12 à 24 mois pour trouver et prouver sa légitimité en interne, un véritable défi dans un groupe avec une très forte culture d’entreprise, explique un expert. Jean-François Roverato devra faciliter cette transition et annoncer assez tôt son départ, qui pourrait être effectif lors de l’assemblée générale du printemps 2012». Si un spécialiste de la gouvernance propose que Jean-François Roverato devienne censeur ou lead independant director, un autre estime que la création de cette fonction n’aurait pas de sens et affaiblirait le pouvoir du président et du directeur général.
Le FSI demande aussi un audit stratégique, «un regard externe» pour appréhender «les enjeux financiers d’Eiffage à court et à moyen terme». En effet, avant son départ, l’actuel PDG semble vouloir régler la question de la dette de 228 millions d’euros d’Effaime, holding détenu par les managers du groupe et créé en 2006 pour défendre Eiffage contre Sacyr. Effaime, qui détient 8,3% d’Eiffage, doit honorer une première échéance de 50 millions en avril 2011, et réfléchit à une possibilité de réaménagement de l’échéancier dans l’attente d’une remontée du cours. Sa dette doit en effet être remboursée par la vente des titres détenus par Effaime, apportés à l’origine par les cadres d’Eiffage.
Plus d'articles du même thème
-
Les élections de mi-mandat freinent l’exubérance politique de Donald Trump
En raflant le Congrès, l’opposition démocrate devrait limiter fortement les pouvoirs du locataire de la Maison-Blanche, contraindre l’exécutif à composer avec un Parlement désormais hostile, et peut-être obliger certains républicains à reconverger vers le centre. -
La montée en compétences face à l’IA est insuffisante en entreprise
70% des cadres financiers français français craignent que l’absence de préparation de leurs collaborateurs à l’intelligence artificielle risque de compromettre la pertinence de leur organisation d’ici cinq ans, selon une enquête OneStream. -
Les actifs financiers saluent les résultats des «midterms»
La large victoire démocrate tend à diminuer les risques d’un conflit trop long en Iran, donc de cours du pétrole durablement élevés, avec les conséquences positives que cela pourrait avoir sur les taux, et par ricochet sur les actions. Les risques de persistance du déficit budgétaire américain sont occultés. Pas les possibles rééquilibrages sectoriels.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
7 raisons pour (re)découvrir les Andes Colombiennes via Medellin et la Région du café
Dix ans après les accords de paix, la Colombie revit de plus belle ! Un pays d’une diversité de paysages incroyable à découvrir à partir de Medellin, puis via la route du café à travers la cordillère centrale. Émerveillement, douceur de vivre, nostalgie et dépaysement garantis. -
Malgré la débâcle de Donald Trump, le risque de guerre avec l'Iran toujours au plus haut
Les dirigeants iraniens jubilent face aux résultats des élections de mi-mandat, mais rien ne garantit que Donald Trump ne lancera pas une nouvelle offensive contre la République islamique -
TsunamiDonald Trump battu : ce qui attend l'Europe
Avec le contrôle de la Chambre et du Sénat, les démocrates auront des leviers pour canaliser la politique étrangère de Donald Trump. Mais ce contre-pouvoir ne changera ni son désir de conclure un deal en Ukraine, ni son hostilité envers le Vieux Continent