La gouvernance de Theolia est remise en cause par un petit actionnaire
Un petit actionnaire de Theolia se renforce au capital. Yves Jacquin Depeyre et son groupe familial Ylliade, qui exploite des parcs solaires, viennent de franchir le seuil de 5% du capital de Theolia. Yves Jacquin Depeyre est entré au capital en 2008, en possédait 3,5% fin 2012 et détient actuellement 6,16% du capital et 5,94% des droits de vote du producteur d’électricité d’origine éolienne. Il a «proposé» à Fady Khallouf, directeur général de Theolia, de siéger au conseil d’administration «pour y renforcer la représentation des actionnaires». Une demande qui avait déjà été formulée en 2011, mais sans succès.
La société «constate avec satisfaction l’intérêt de cet actionnaire. C’est une marque de confiance en Theolia et en son avenir», a déclaré la porte-parole de Theolia, tout en se refusant à commenter la demande de siège au conseil.
«Nous ne remettons pas en cause la gestion de l’exploitation et nous ne manifestons aucune hostilité à l’égard du groupe, explique Yves Jacquin Depeyre à L’Agefi. Les actionnaires de Theolia ne font pas bien leur travail. Il serait souhaitable que les plus significatifs se fassent représenter au conseil, afin que les actionnaires aient la majorité des sièges au conseil.» Notamment le fonds de pension néerlandais APG, qui détient 8% du capital. Le conseil compte actuellement quatre membres: Michel Meeus, président, Fady Khallouf, directeur général, David Fitoussi, et Lilia Jolibois. Mais seul Michel Meeus détient une participation significative (5,5% du capital).
«La société a besoin d’une bonne gouvernance, qui permettra de redonner de la valeur à l’action Theolia, poursuit Yves Jacquin Depeyre. Le cours est notamment pénalisé par des délégations de pouvoirs gigantesques et par des risques de dilution très importants, en raison de la suppression des DPS. Si ces mesures pouvaient se comprendre quand la société était proche de la faillite, ce n’est plus le cas aujourd’hui.» L’action a perdu 10% depuis l’annonce mi-février d’une chute du chiffre d’affaires au quatrième trimestre, soit un recul de plus de 30% sur un an.
Theolia «doit faire preuve de prudence et a besoin de rassurer le marché, ajoute Yves Jacquin Depeyre. Pour le moment, la société n’a pas la trésorerie nécessaire pour rembourser son Oceane fin 2014. Theolia doit ainsi se constituer une trésorerie conséquente et calmer son développement.»
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