La future Bourse des PME n’a toujours ni business plan, ni financement
Très attendu, le rapport final du Comité d’orientation stratégique (COS) de Nyse Euronext, dévoilé hier, s’est contenté de modifier à la marge les 30 recommandations initiales. La question du business plan et du financement de cette «Bourse de l’Entreprise», très largement évoquée lors de la consultation, a été complètement éludée. Par une pirouette, le COS a renvoyé la balle dans le camp de Nyse Euronext. Or, l’entreprise de marché se borne à préciser qu’elle communiquera sa «stratégie commune envisagée à dimension paneuropéenne dans les semaines à venir».
Très ardent à critiquer le rapport Giami-Rameix quand il est sorti, Nyse Euronext se refuse pour le moment à répondre aux attentes du COS et des acteurs de la Place. L’entreprise de marché compte dévoiler ses intentions seulement lors du prochain Haut comité de place (HCP), attendu en novembre, qui devrait acter la création de cette Bourse des PME. Si le COS souhaite une ouverture de cette Bourse avant l’été 2013, rien n’est moins sûr. En effet, Bercy convoquera le HCP seulement quand un accord sera trouvé entre les acteurs de la Place.
Or, lors de la première et pour le moment unique réunion du 5 octobre dernier entre Bercy et les parties prenantes, Nyse Euronext a expliqué à ses partenaires ne vouloir créer qu’une simple société de commercialisation et de marketing. Une filialisation et une ouverture du capital ne semblent donc pas à l’ordre du jour. Dans cette hypothèse, il semblerait difficile de trouver un accord rapidement. Le rôle de Bercy sera donc majeur pour parvenir à une solution. Est en jeu le financement des PME et ETI.
En février dernier, Bercy avait confié le soin à Nyse Euronext et à la CDC de mettre en œuvre les recommandations du rapport Giami-Rameix avant l’été. Depuis, le projet a été porté par la seule entreprise de marché, qui a créé le COS, mais aucune mesure pratique n’a encore été annoncée.
Pour répondre à certaines attentes, le COS propose que Nyse Euronext soit minoritaire au conseil de surveillance, qui sélectionnera le président du directoire, un poste à plein temps, pour lequel Fabrice Demarigny, président du COS, confie ne pas être candidat.
Le projet de marché d’acclimatation, pour lequel Alternativa s’était déjà positionné, a été abandonné. Mais le COS a introduit une recommandation prônant une politique de marketing et de promotion du financement par la Bourse sur les places régionales.
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