La fusion de MetroPCS avec T-Mobile USA rencontre une opposition grandissante
Après Paulson & Co, principal actionnaire de MetroPCS avec 9,9% du capital, c’est le cabinet de conseil aux investisseurs ISS (Institutional Shareholder Services) qui s’élève contre la fusion entre l’opérateur mobile texan et T-Mobile USA, filiale de Deutsche Telekom. Deux semaines avant la tenue d’une assemblée générale extraordinaire au cours de laquelle les actionnaires de MetroPCS devront se prononcer sur ce projet, ISS juge les termes de l’accord trop défavorables à l’opérateur texan.
Le cabinet estime que ce dernier pourrait étendre son réseau en achetant des fréquences supplémentaires et qu’il est susceptible de recevoir d’autres offres de rapprochement à l’avenir. «En l’absence de fusion avec T-Mobile, PCS aura néanmoins à sa disposition 1,5 milliard de dollars pour élargir son spectre de fréquences mobiles et il a les moyens de poursuivre son activité comme société indépendante», déclare le cabinet de conseil.
La transaction complexe, prévue sous la forme d’une fusion inversée, conférerait à Deutsche Telekom le contrôle de 74% de la nouvelle entité qui recevra un prêt de 15 milliards de dollars de l’opérateur allemand. L’endettement important (23,2 milliards de dollars) qui en découlera est mis en avant par d’autres actionnaires minoritaires qui militent contre la transaction sous sa forme actuelle, tel le fonds P. Schoenfeld Management qui détient 1,7% de MetroPCS.
Selon Keven Smithen, analyste de Macquarie Securities à New York, la décision de réduire le niveau de dette de la nouvelle entité «améliorerait la valorisation de celle-ci», mais cette initiative est du seul ressort de Deutsche Telekom. A l’unisson de MetroPCS qui juge «erronées» les conclusions du rapport publié par ISS, Deutsche Telekom a réaffirmé hier sa confiance dans un vote positif des actionnaires le 12 avril prochain.
«Compte tenu de la structure particulière de cette transaction, les investisseurs pourraient être davantage attentifs à la décision prise par ISS», avance Michael Mahoney, senior managing director du fonds Falcon Pont Capital à San Francisco. Si Glass Lewis, autre société de conseil aux investisseurs, a joint cette nuit sa voix à celle d’ISS, le cabinet Egan-Jones a de son côté soutenu en début de semaine la fusion qui permettra de «répondre à la demande croissante de services de transmission mobile à haut débit».
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