La Fnac tient son plan de route et convainc le marché
Pari réussi pour le PDG de la Fnac, Alexandre Bompard. Pour la première présentation de résultats depuis son retour en Bourse en juin dernier, le groupe de produits culturels a convaincu le marché. D’une part, en redevenant bénéficiaire avec un résultat net de 15 millions, contre une perte de 142 millions en 2012. D’autre part, en accroissant son résultat opérationnel courant de 13% à 72 millions d’euros, soit une marge de 1,8% (+0,2 point), en dépit d’un recul de 3,8% des ventes à 3,9 milliards d’euros.
Pour autant, la Fnac a su inverser la tendance au quatrième trimestre, avec une hausse de 0,6% du chiffre d’affaires à changes constants (stabilité à changes courants). Enfin, le groupe a dégagé 48 millions d’euros de cash flow libre opérationnel l’an dernier, après avoir brûlé 57 millions en 2012. Forte d’une situation assainie, la Fnac disposait de 461 millions d’euros de trésorerie nette fin 2013 (+58%).
Alors que le marché des produits éditoriaux (40% des ventes) et des produits techniques (55% des ventes) continuent à souffrir, la Fnac poursuit ses gains des parts de marché (+0,5 point à 17,4% pour les premiers et +0,6 point à 14,4% pour les seconds) et mise sur deux relais de croissance. D’une part, les nouvelles familles de produits (jouets, maison, papeterie, téléphones sans abonnements et objets connectés), qui contribuent déjà à 6% des ventes 2013 (+2 points). D’autre part, les nouveaux formats (20 magasins, dont 5 ouvertures en 2013), avec les magasins de proximité et les boutiques en gares et aéroports.
Le groupe maintient ses autres priorités, l’«omnicanalité» (liens entre les magasins et internet), le service client, et une stratégie commerciale «très agressive», notamment sur les prix, permettant de redevenir compétitif par rapport aux pure players, se félicite Alexandre Bompard.
Déjà présent dans la péninsule ibérique, en Belgique et en Suisse, la Fnac ouvrira un premier magasin en fin d’année au Qatar. Au Brésil, «nous n’avons pas la taille critique», reconnaît Alexandre Bompard. Toutefois, le redressement de l’activité au second semestre, et le retour à une rentabilité opérationnelle en 2013 devraient faciliter la recherche d’un partenaire.
Si le marché a salué ces résultats par un rebond du titre de 9,49% à 27,10 euros, soit une progression de 52,50% depuis son entrée en Bourse, la direction reste prudente et ne donne aucun objectif chiffré pour 2014.
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