La fin d’année 2012 d’Ericsson est encourageante pour Alcatel-Lucent
Ericsson a enfin annoncé ce que les investisseurs espéraient depuis près d’un an: après des trimestres passés à effectuer des contrats de modernisation de réseaux de téléphonie mobile notamment en Europe, contrats peu rémunérateurs, le numéro un mondial des équipements pour les opérateurs de télécoms voit revenir des marchés à plus forte valeur ajoutée.
Au dernier trimestre 2012, soutenu par les commandes d’augmentation des capacités de réseaux des opérateurs américains notamment, le groupe suédois a amélioré de 6% son chiffre d’affaires à 66,9 milliards de couronnes suédoises (7,75 milliards d’euros). Des indications encourageantes pour Alcatel-Lucent compte tenu de ses fortes positions aux Etats-Unis, notamment auprès de Verizon Wireless.
Ce meilleur «mix produit» se ressent immédiatement au niveau des marges. A 31,1%, le taux de marge brute a enregistré sa première augmentation depuis 18 mois, notent les analystes de Natixis. Elle était tombée à 30,2% en 2011, son plus faible niveau depuis la fin des années 80. La marge opérationnelle 2012, hors les filiales ST-Ericsson et Sony-Ericsson, progresse même de 0,1 point à 9,7%.
L’activité devrait «progressivement basculer vers plus de projets de capacité de réseaux», a indiqué Hans Vestberg, le directeur général d’Ericsson, même si la «baisse des coûts et du besoin en fonds de roulement» fait toujours partie des priorités de 2013. Longtemps préservé, l’équipementier suédois a annoncé en novembre 2012 la suppression de 1.550 postes en Suède, un plan toutefois 5 à 10 fois moins important que ceux lancés par ses concurrents Alcatel-Lucent et Nokia Siemens Networks. La direction d’Ericsson préfère ne pas fournir d’objectifs chiffrés pour 2013.
«Les attentes de croissance de chiffre d’affaires de 3% pour 2013 nous semblent assez conservatrices, à l’aune des guidances encourageantes des opérateurs américains et du potentiel de bonne surprise sur plusieurs zones (Inde, Chine, Europe, Amérique latine)», estiment les analystes d’Oddo. Ces derniers notent par ailleurs la plus grande discipline des concurrents en matière de prix, Huawei dans les réseaux, Alcatel-Lucent et NSN dans les services, ce qui contribue à l’amélioration des marges.
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