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La direction d’Actelion victime du renouveau des fonds activistes
La direction d’Actelion victime du renouveau des fonds activistes
Avec 6 % du capital, Elliott demande le départ des dirigeants de la biotech pour faciliter sa vente à un laboratoire
Publié le
Olivier Pinaud
Le ton est poli. Mais ferme. Dans un courrier daté du 3 février, et adressé au conseil d’administration d’Actelion, le fonds Elliott Advisors exige la démission du président de la société suisse de biotechnologies, Robert Cawthorn. Il demande également que Jean-Paul Clozel, le directeur général, cède son fauteuil d’administrateur. Pour parvenir à ses fins, le hedge fund américain prévoit de déposer des résolutions en ce sens lors de l’assemblée générale du 5 mai 2011. Elliott Advisors détient 6% du capital d’Actelion ce qui en fait le premier actionnaire de la société. Un porte-parole d’Actelion a indiqué que le courrier était arrivé mais que la société y répondra le moment venu.
Elliott regrette de devoir rendre publique sa position. Mais le hedge fund indique n’avoir d’autre choix. Depuis plusieurs semaines, le fonds tente de convaincre la direction d’Actelion d’engager une réflexion sur l’avenir de la société et d’envisager une cession à un grand laboratoire pharmaceutique afin de mettre en lumière sa valeur. Le fonds américain, qui s’était notamment illustré en France lors du rachat d’APRR par Sacyr, rappelle que les analystes estiment qu’une cession pourrait se faire à un cours de 70 francs suisses par action, contre un cours de 52 francs avant l’envoi du courrier.
Une perspective de cession rejetée par la société suisse. Malgré plusieurs contacts, notamment avec l’américain Amgen l’an dernier, Jean-Paul Clozel, le directeur général, a indiqué que la première biotech européenne avait les moyens de rester indépendante. En le plaçant sur la place publique, Elliott veut que le débat soit tranché par les actionnaires. Le fonds estime notamment qu’en étant à la fois directeur général et administrateur, Jean-Paul Clozel ne peut pas défendre correctement les intérêts des actionnaires.
Le courrier d’Elliott marque, après plusieurs mois de silence en raison de la crise financière, le renouveau des fonds activistes. La semaine dernière, trois hedge funds ont ainsi annoncé leur volonté de bloquer la cession de Smurfit-Stone à RockTenn. Si la crise en a liquidé certains, les fonds survivants ont retrouvé de réelles capacités d’action. Elliott dispose de 17 milliards de dollars sous gestion. La normalisation des marchés actions, et l’accumulation de fusions-acquisitions, constituent de nouveau un terreau fertile aux activistes.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
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Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
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