La dette de Casino et Rallye trouble à nouveau les investisseurs
Pour la deuxième séance consécutive, l’action Casino ainsi que les obligations du distributeur et de sa maison mère Rallye subissent de forts dégagements de la part des investisseurs. Les obligations 2023 de Rallye perdaient 7,1 points ce mercredi, à 85,8 sur le pair, portant leur recul à 10,2 points depuis hier, selon S&P LCD. Les titres 2019 et 2021 de la holding voyaient également leur prix baisser, ainsi que les obligations Casino.
L’action Casino, déjà en recul de 6,09% mardi, abandonnait encore près de 4% mercredi (-3,85% à 33,97 euros). La valeur boursière du groupe a fondu d’un tiers depuis le début de l’année.
C’est une note des analystes actions de Barclays qui a mis hier le feu aux poudres et ravivé les questions récurrentes sur le niveau d’endettement de la galaxie Casino/Rallye. Le courtier a dégradé de 38 euros à 34 euros son objectif de cours sur Casino, mais a surtout émis des doutes sur la capacité de Rallye à refinancer dans de bonnes conditions ses échéances de dette. Les tombées pourraient potentiellement atteindre 675 millions d’euros en octobre 2018, et 300 millions de plus en mars 2019.
Cependant, les obligations octobre 2018 de Rallye subissaient mercredi une correction moins forte que d’autres titres de l’émetteur (-1,25 point à 99,7% du pair), ce qui relativise les craintes des investisseurs.
Plus d'articles du même thème
-
Le CAC 40 face aux exigences de l’eldorado brésilien
Renault, Carrefour, Engie, TotalEnergies ou encore Vinci, les grands groupes français sont présents de longue date au Brésil. De l’automobile à la distribution en passant par l’énergie, ils y jouent gros. -
Malgré les tensions, les discussions autour de la restructuration de Casino se poursuivent
Le distributeur ne paiera pas les intérêts dus fin septembre à certains de ses créanciers qui lui ont intenté une action contentieuse en août et s’opposent au projet de restructuration qu’il a choisi. Un accord entre les différentes parties semble malgré tout encore possible. -
Les résultats de Kingfisher sont portés par les ventes en ligne et aux professionnels
Le groupe britannique relève ses prévisions de bénéfice et de cash-flow libre pour l’exercice 2026/2027. Son directeur général quittera le groupe en avril 2027.
ETF à la Une
Arnaud Gihan (BlackRock) : « Les ETF permettent aux CGP de construire des solutions sur-mesure pour les clients »
Contenu de nos partenaires
-
Pas vu pas prisAffaire Bardella : le RN continue de faire bloc, Marine Le Pen veut enjamber la crise
Preuves contestées, média attaqué, cadres mobilisés : le RN continue de soutenir Jordan Bardella, qui opte pour une stratégie jusqu’au-boutiste. La candidate à l'Elysée, plutôt que de s’exposer davantage, tente de mettre l'affaire à distance -
Emmanuel Macron : les pays du G7 vont libérer « jusqu’à 100 millions de barils » pour faire baisser les prix des carburants
La décision, annoncée par le président français, pourrait faire baisser les prix des carburants à la pompe -
Tu casses, tu payesBlocus des lycées : « faire payer les réparations » aux parents, est-ce vraiment possible ?
Gérald Darmanin a demandé aux procureurs de requérir la « responsabilité civile » des parents des mineurs impliqués dans les dégradations des lycées. Une procédure semée de plusieurs embûches