La descente en gamme du marché automobile français s’amplifie
Les segments inférieurs représentent cette année 56 % des ventes. Un phénomène qui profite surtout à la marque Citroën
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Olivier Decarre
Le marché automobile français a bouclé le premier semestre sur une bonne note. Grâce à une hausse de 7,1 % en juin, les immatriculations ont pu terminer les six premiers mois de l’année à l’équilibre (+0,2 %), selon les statistiques du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).
Reste que cette quasi-stabilité masque des variations importantes au sein de chaque segment, avec un fil conducteur : la poursuite de la descente en gamme du marché observée les mois précédents. Le segment luxe ne pèse ainsi plus que 5 % des ventes contre 6 % en 2008 et 9 % en 2007 (voir illustration). L’érosion est aussi manifeste pour les segments intermédiaires.
Peu à peu, le marché se focalise donc sur de petits véhicules. Leur taux de pénétration a gagné 11 points en deux ans, pour atteindre 56 % à fin juin. Si la prime à la casse est une explication, les experts mettent aussi et surtout en avant le système de bonus/malus.
Les véhicules bénéficiant d’un bonus représentent cette année 54 % des ventes, alors qu’avant l’instauration du système en 2007 cette catégorie ne pesait que 30 % du marché. A l’inverse, la part des voitures soumises à malus est tombée à 10 % contre 24 % il y a deux ans et 14 % l’an passé.
Globalement, cet engouement pour les petits véhicules a permis cette année aux constructeurs français de conforter leur pénétration. Elle atteint 54,1 % à fin juin contre 53,9 % un an plus tôt. Pour autant seule une marque est en progression. Citroën revendique « des scores jamais atteints depuis trente ans ». En un an sa part de marché est passée de 14 % à 15,5 %. Peugeot (16,7 %) et Renault (21,9 %) ont en revanche reculé de 0,6 et 0,7 point.
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