La croissance des services télécoms ralentit sur fond de crise
Le rythme des innovations ne compensera pas en 2009 la maturité grandissante du segment des mobiles dans les pays industrialisés
Publié le
Yves-Marc Le Reour
Un secteur plus mature et moins défensif. C’est ce qui se dégage de l’étude annuelle de l’Idate sur le marché des télécoms (lire le rapport dans l’onglet «Aller plus loin»). L’essor des transmissions de données à haut débit et des services internet compensant tout juste le déclin inexorable de la voix fixe, le gisement de croissance du secteur repose exclusivement sur les services mobiles qui représentaient en valeur 54% du marché en 2008 (voir tableau).
Bien que le taux de pénétration des pays émergents permette encore une progression des volumes, la saturation prévalant dans les pays industrialisés a fait passer l’expansion globale des services mobiles de 12% à 8% l’année dernière. De surcroît, «la crise économique et financière a conduit les opérateurs à privilégier le contrôle des coûts et des investissements», explique Pierre Carbonne, consultant à l’Idate. Si cela ne remet pas en cause le processus des innovations technologiques et commerciales (développement de l’internet mobile, connectivité améliorée, offres forfaitaires…), l’impact sur le revenu moyen par abonné (ARPU) devrait se faire davantage sentir à un horizon de trois ans.
La prudence des opérateurs va donc se confirmer cette année selon l’Idate, conduisant à une quasi-stagnation du marché des services télécoms dans l’Union européenne après une progression de 0,8% l’année dernière. Cette croissance étale se compare cependant favorablement à la contraction attendue de 2% du PIB dans la région; c’est également mieux qu’au Japon où le caractère défensif du secteur n’est plus de mise après un recul de 2,7% du marché en 2008.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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