La crise a remis au goût du jour les méthodes de gestion du besoin en fonds de roulement
La crise financière a mis en lumière le rôle d’une bonne gestion des besoins en fonds de roulement (BFR) de l’entreprise pour contribuer à l’augmentation de ses cash-flows. «L’enjeu est important puisqu’il peut concerner en moyenne 10% du chiffre d’affaires», a indiqué Stanislas Grange, associé fondateur du cabinet d’audit Eight Advisory, lors d’une conférence organisée par Premier Cercle. Stanislas Grange se fonde sur des missions effectuées auprès d’une quinzaine d’entreprises totalisant 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires.
Le courtier en assurances Gras Savoy, dont le BFR est négatif, a généré l’an dernier «une économie de trésorerie de 65 millions d’euros» en améliorant l’efficacité de sa facturation clients. Comment ? En changeant d’outils informatiques et grâce à des actions de formation menées auprès de 200 personnes sur un total de 850 employés travaillant sur son site parisien. Les gains de productivité réalisés, découlant notamment de relances clients moins fréquentes, vont être augmentés avec le déploiement de ces meilleures pratiques sur des sites de province.
Le «reverse factoring» (affacturage inversé) constitue une étape supplémentaire qui étend l’optimisation du BFR à la chaîne de fournisseurs de l’entreprise. Cette pratique permet au client acheteur de demander à la société d’affacturage de se substituer à lui pour régler ses principaux fournisseurs. Ces derniers sont alors payés de façon anticipée au comptant et sans recours, profitant en outre de la qualité de signature du débiteur. Le client conserve ses délais de paiement, fidélise ses fournisseurs, obtient un escompte pour paiement comptant et il peut éventuellement rallonger son crédit fournisseurs.
Bien adapté au financement des centrales d’achat des grandes et moyennes surfaces ou au secteur manufacturier, ce dispositif de cession de créances commerciales va être mis en place par le distributeur de matériel électrique Rexel qui souhaite ainsi «industrialiser» l’amélioration d’un BFR s’élevant à près de 1,4 milliard d’euros l’an dernier. «Pour ce type de programme qui doit être validé par la direction juridique et comptable, la préparation prend de 2 à 4 mois», souligne Emmanuel Cuvillier, directeur général Europe de PrimeRevenue spécialisé dans les financements fournisseurs.
Plus d'articles du même thème
-
La BCE inflige une sanction de plus de 3,2 millions d’euros à la BIL
La banque passée sous pavillon chinois en 2024 est sanctionnée pour avoir surévalué ses fonds propres pendant trois trimestres consécutifs. Elle se réserve la possibilité de faire appel de la décision. -
Compagnie Chargeurs Invest crée un pôle de gestion alternative en rachetant Harwanne
La famille Fribourg internalise Harwanne au sein de Chargeurs pour créer un pôle de gestion alternative stratégique destiné à diversifier et stabiliser ses revenus dans un secteur en pleine mutation. -
La cybersécurité obnubile les trésoriers d’entreprise
Le Baromètre Diapason pour Future of Treasury pointe également le vœu des trésoriers de se placer en partenaires stratégiques de la direction générale.
ETF à la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Le taux d'intérêt du Livret A va augmenter cet été
Le ministre de l'Economie Roland Lescure a annoncé sur BFMTV une revalorisation du Livret A. Son nouveau taux d'intérêt sera précisé à la mi-juillet -
Trop-plein normatif : comment la France s’auto-sabote
S’attaquer à l'excès de zèle normatif qui asphyxie la France devrait être une priorité politique. L’institut Montaigne propose des pistes pour y remédier -
L'air du largeLes « conflits entretenus », nouvelle mode dangereuse des relations internationales
« Nous voyons des guerres que l’on garde “en réserve”, c'est-à-dire dont les protagonistes se servent continuellement pour faire monter ou baisser la température à leur guise, comme s’ils prenaient soin de ne pas en laisser s’éteindre les braises »