La confiance en l’économie allemande fait fleurir les projets d’IPO à Francfort
Les prochaines semaines s’annoncent animées en Bourse de Francfort, après l’annonce cette semaine de deux projets d’IPO pour Kion et Springer Science+Business Media. Le premier, numéro deux mondial du chariot élévateur, est sorti du bois lundi pour une opération qui pourrait lui permettre de lever 900 millions d’euros, suivi hier mercredi par l’éditeur universitaire en sciences et médecine qui vise une levée de 760 millions.
Un mouvement que pourrait suivre Deutsche Annington Immobilien, gestionnaire d’immobilier résidentiel détenu par Terra Firma. Le projet dévoilé sans calendrier en mars par le patron de ce dernier, Guy Hands, pourrait aboutir dès ce moi-ci sur une levée voisine d’un milliard d’euros.
Les autres prétendants entendent également agir vite, cet été pour Kion et même «avant la pause estivale» pour Springer Science, afin de tirer parti d’un climat boursier porteur outre-Rhin. A la suite du groupe immobilier LEG, du chimiste Evonik ou du groupe de médias RTL, qui ont déjà concrétisé une IPO à Francfort cette année, les émetteurs misent sur la confiance des investisseurs en une économie allemande solide à long terme et d’influence mondiale.
Les trois groupes aux portes de la Bourse ont le point commun d’être détenus par des investisseurs financiers, KKR et Goldman Sachs pour Kion, EQT Partners et le fonds souverain de Singapour GIC pour Springer Science. Ils souhaitent demeurer actionnaires de référence, tout du moins à l’issue de l’IPO.
Si les deux groupes ont opté pour une augmentation de capital, près de la moitié de l’opération pour Kion sera réservée au groupe chinois de poids lourds Weichai Power, déjà au capital à hauteur de 25% depuis août dernier. La valeur d’entreprise de Kion est estimée à 5 milliards d’euros, dont 1,5 milliard de dette. Les actionnaires de Springer Science avaient de leur côté jusqu’ici, selon des sources concordantes, misé sur une vente à d’autres fonds, BC Partners, KKR et Providence Equity Partners semblaient tenir la corde.
Rapportant un multiple de capitalisation de l’excédent brut d’exploitation de 9,6 et 7,3 pour les concurrents anglo-néerlandais Reed Elsevier et néerlandais Wolters Kluwer, Reuters table sur une valorisation de 2,5 à 3,3 milliards d’euros pour l’éditeur berlinois. En dehors d’Allemagne et du Luxembourg, les titres seront réservés à des institutionnels par placements privés.
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