La Caisse des dépôts a le champ libre pour prendre le contrôle d’Orpea
Le verrou judiciaire a sauté. La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi la décision de l’Autorité des marchés financiers (AMF) autorisant la Caisse des dépôts et consignations (CDC), de concert avec d’autres investisseurs, à monter au capital de l’exploitant de maisons de retraite et de cliniques Orpea sans lancer d’offre publique d’achat (OPA).
«Cette décision de la Cour d’appel de Paris constitue une excellente nouvelle pour le groupe. Il s’agissait en effet de la dernière condition à remplir avant la mise en œuvre effective du plan de sauvetage», a commenté le directeur général d’Orpea, Laurent Guillot, à l’agence Agefi-Dow Jones.
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Prélude aux augmentations de capital
«Nous devrions annoncer le lancement de la première des trois augmentations de capital successives prévues dans le cadre du plan de sauvetage dans les prochains jours», a indiqué le dirigeant.
A l’issue de cette première opération qui transformera une partie de la dette en fonds propres, Orpea lancera très rapidement - soit avant les fêtes de fin d’année - la deuxième augmentation de capital, qui conduira à la prise de participation du groupement mené par la CDC, a précisé Laurent Guillot. Il a ajouté que l’assemblée générale entérinant la prise de contrôle de la CDC et de ses partenaires serait convoquée dans la foulée.
Le dirigeant a rappelé que le plan de sauvetage entraînerait une dilution massive pour les actionnaires existants. «Ceux-ci détiendraient à l’issue de ces opérations, en l’absence de réinvestissement, environ 0,04% du capital, la valeur théorique de l’action ressortant dans ce cadre à moins de 0,02 euro», avait indiqué Orpea lundi.
Après la décision de la Cour, le titre Orpea bondissait de 40%, à 1,37 euro, jeudi en milieu d’après-midi.
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