Korian se concentrera cette année sur l’intégration de Medica en France
Une semaine après la finalisation de la fusion-absorption de Medica par Korian, le leader européen du «bien vieillir» reste encore très discret sur ses perspectives de synergies, de développement, et de résultats.
Avec près de 593 établissements et plus de 57.000 lits exploités en Europe (France, Allemagne, Italie et Belgique), Korian Medica a enregistré en 2013 un chiffre d’affaires pro forma de 2,4 milliards d’euros (+5,5%) pour 655 millions d’euros d’Ebitdar (Ebitda avant loyers) en hausse de 8,9%, soit une marge de 27,6% (+0,9 point). La veille, son concurrent Orpea avait publié une marge de 26,9% (+1 point). La rentabilité de Korian Medica progresse sur ses quatre marchés hormis la Belgique, qui pâtit provisoirement de sa forte croissance, avec une hausse de près de 11% de son chiffre d’affaires. Le résultat net courant du groupe progresse de 24% à 97 millions.
Pour 2014, le groupe de maisons de retraite joue la prudence et se fixe pour objectif un chiffre d’affaires de 2,5 milliards, soit une hausse de 5,2%, et vise une «légère progression» de sa marge d’Ebitdar. A horizon 2017, il compte toujours atteindre les 3 milliards d’euros de ventes.
Korian Medica se donne deux priorités pour cette année. D’une part, finaliser l’intégration de Medica en France, mettre en œuvre les synergies opérationnelles et identifier les opportunités de croissance organique. En novembre dernier, lors de l’annonce de l’opération, Korian avait déçu le marché en évoquant seulement 15 millions d’euros de synergies de coûts en année pleine à horizon trois ans. Le management a rappelé hier qu’il préférait privilégier la prudence. Un plan stratégique sera finalisé au quatrième trimestre. D’autre part, le groupe compte profiter du potentiel de croissance à l’international. Il dispose déjà d’un réservoir de 7.900 lits (4.500 à restructurer et 3.400 à construire), dont 57% en France. Mercredi, Orpea, a également annoncé son intention d’intensifier son internationalisation, notamment en Chine.
Le leader européen dispose de marges de manœuvre pour des opérations externes, avec plus de 550 millions d’euros de lignes disponibles, après avoir refinancé les 800 millions de crédits syndiqués de Korian et Medica en mars dernier, désormais de maturité mars 2019. Il affiche un endettement sous contrôle avec levier retraité de la dette immobilière de 2,9 fois l’Ebitda, pour un covenant à 4,5 fois.
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