KKR repart à la charge sur le groupe de vins australien Treasury Wine
Malgré un premier refus, KKR et Rhône Capital n’ont pas renoncé à Treasury Wine Estates. Le numéro deux mondial du vin a annoncé lundi avoir reçu une offre révisée de la part des deux fonds pour un montant de 5,2 dollars australiens par action, ce qui valoriserait l’entreprise à 3,4 milliards de dollars australiens (2,4 milliards d’euros). Cette nouvelle proposition fait suite à une première offre à 4,7 dollars australiens par action présentée le 16 avril par KKR et qui avait été refusée par le conseil d’administration de Treasury Wine. Elle représente une prime de 40,9% par rapport au prix de clôture de 3,7 dollars australiens par action au 15 avril.
Intéressés par cette nouvelle valorisation, les dirigeants de l’entreprise australienne ont accepté de donner un accès –non exclusif– à leurs comptes à des fins de due diligence. Ils laissent ainsi la porte ouverte à d’autres acquéreurs potentiels tels que Pernod Ricard, Constellation Brands ou Bright Food. «Autour de 5,25 dollars australiens par action est un juste prix mais Treasury Wine s’attend à bien plus que cela, vous ne pouvez pas exclure des offres concurrentes», a déclaré à Bloomberg Evan Lucas, stratégiste marché chez IG Melbourne. Fin juin, l’Australian Financial Review s’était fait l’écho de rumeurs selon lesquelles un consortium réunissant l’américain Constellation Brands et le groupe français LVHM ainsi qu’un acteur américain du private equity pourrait soumettre une offre pour tout ou partie des actifs de l’entreprise.
Les actifs de Treasury Wine, qui comptent les marques Wolfblass ou Beringer, attisent les convoitises malgré un exercice 2013 (clos en février) difficile. Les profits avaient chuté de 38% durant le dernier semestre notamment en raison d’un problème d’offre excédentaire sur le marché américain et d’un ralentissement des ventes en Chine lié à des déclarations d’ordre politique.
A l’annonce de l’offre révisée, l’action a gagné 4% pour s’établir à 5,15 dollars australiens. Lors de la divulgation de la première proposition de rachat de KKR en mai le titre avait bondi de 18% et n’avait cessé de clôturer au-dessus du montant de l’offre, anticipant le dépôt d’une offre plus avantageuse.
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